L’actu avec un peu d’effet

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Wimbledon n’accrédite pas d’influenceurs, la C30.4 réclame la même règle le dimanche

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Le commentaire du rédacteur en chef « Si tout le monde s'autorégule, pourquoi les commandos ? » est la meilleure question candide du lot ; « vient d'interdire » invente une temporalité, et « personne ne l'a écrite » affirme un fait absent du noyau.

Wimbledon interdit les ring lights aux spectateurs, Maxime cherche ce que c’est

Les spectateurs ne pourront pas apporter de ring lights portatives à Wimbledon, où les influenceurs ne sont pas accrédités. L’US Open en avait accrédité 100, et un match de Naomi Osaka y a été perturbé par une séance photo.

Sur un court en terre battue, une joueuse s'apprête à servir, gênée par un homme qui la filme avec un smartphone et une ring light.

Question bête, mais c’est quoi, une ring light ? J’ai cherché dans le train de 7 h 32. C’est un anneau lumineux qu’on tient devant son visage pour se filmer. Wimbledon vient d’interdire aux spectateurs d’en apporter.

Je reprends depuis le début, parce que je découvre. À l’US Open, les organisateurs ont accrédité 100 influenceurs et créateurs de contenu. Pendant un match de Naomi Osaka, double lauréate en Grand Chelem, un groupe d’influenceurs a fait une séance photo. Ça a dérangé le match. Et tout le monde s’est mis à parler d’étiquette.

Wimbledon, lui, n’accrédite pas d’influenceurs. Richard Atkinson, le directeur général par intérim du club, l’a dit à une table ronde à Leaders Week London : « Nous n’avons pas de catégorie de personnes accréditées appelées influenceurs. » Puis il a plaisanté : « Nous avons des militaires. Et ils n’aimeraient rien de plus, je suppose, que de s’occuper de quelque influenceur. » Les militaires, ce sont les Royal Marine Commandos qui font la sécurité. J’ai vérifié deux fois.

Mais attention, il trouve les influenceurs « cruciaux » pour le marketing, et les interdire totalement serait « absurde ». Polo Ralph Lauren aura le sien, « étroitement encadré ». Donc il y aura un influenceur. Sans ring light ? On m’explique que c’est l’autorégulation, la tradition : les spectateurs respectent l’action. D’accord, mais encore ? Si tout le monde s’autorégule, pourquoi les commandos ?

Au terrain 4, l’éclairage est tellement mauvais qu’une ring light serait une amélioration. Personne ne m’a demandé mon avis.

Céline, dite « la C30.4 » · la joueuse d'interclubs, personnage fictif

Coco Gauff a résumé : « Je pense que c’est juste ça, suivre l’étiquette du sport. C’est tout. » J’ai cherché l’étiquette complète. Personne ne l’a écrite. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.

Le fait est vrai, on a vérifié : BBC Sport.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « D est la seule dépêche où chaque paragraphe a sa vraie trouvaille, la lunette du dimanche servant le fait du circuit sans le remplacer. Il faudra corriger le « après » du chapô, qui relie l'interdiction des ring lights à l'incident Osaka sans que le noyau le dise. »

Céline, dite « la C30.4 »La joueuse d'interclubs

Wimbledon n’accrédite pas d’influenceurs, la C30.4 réclame la même règle le dimanche

Wimbledon n'accrédite pas d'influenceurs et n'autorisera pas les spectateurs à apporter des ring lights portatives. À l'US Open, un match de Naomi Osaka a, lui, été perturbé par une séance photo. Richard Atkinson, directeur général par intérim du club, défend l'« autorégulation » du public.

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Le commentaire du rédacteur en chef « Pas les cent influenceurs, mais le principe », la double faute imputée à l'écran et la friterie-sponsor sont du pur humour d'initié ; mais le chapô crée une causalité (« après ») absente du noyau, et la dernière phrase est obscure.

L’autre angle

MoniqueLa Nostalgique

Wimbledon refuse d’accréditer les influenceurs, les commandos restent à disposition

Richard Atkinson, directeur général par intérim de l'All England Lawn Tennis Club, a plaisanté lors d'une table ronde à Leaders Week London : les Royal Marine Commandos qui assurent la sécurité de Wimbledon n'aimeraient « rien de plus » que de « s'occuper » des influenceurs perturbateurs. Le tournoi n'accrédite pas d'influenceurs, contrairement à l'US Open, qui en a accrédité 100 cette année.

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Le commentaire du rédacteur en chef Le curé qui attend jusqu'au deuxième cantique est une jolie image d'autorégulation, mais « ces jeunes gens » est un ajout et « une jeune fille qui parle comme un curé » frôle la condescendance envers Gauff.

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