À l’US Open, un match de Naomi Osaka a été perturbé par un groupe d’influenceurs qui faisaient une séance photo. Les organisateurs new-yorkais en avaient accrédité cent. Cent. Wimbledon n’en accrédite aucun, et des sources ont dit à BBC Sport que cela ne devrait pas changer prochainement.
Richard Atkinson, qui dirige le club par intérim, l’a expliqué à une table ronde à Londres : « Nous n’avons pas de catégorie de personnes accréditées appelées influenceurs. » Puis, en plaisantant : « Nous avons des militaires. Et ils n’aimeraient rien de plus, je suppose, que de s’occuper de quelque influenceur. »
Il juge pourtant ces jeunes gens « cruciaux » pour le marketing, et trouverait « absurde » de les interdire tout à fait. Ceux qu’une marque invite seront « étroitement encadrés ». Polo Ralph Lauren aura le sien. Les spectateurs, eux, ne pourront pas apporter de ring light portative, cette petite lampe ronde qu’on tient devant son visage.
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, au mariage de ma cousine, un photographe s’était mis devant l’autel pendant le oui. Personne ne l’a sorti. Le curé a simplement attendu, les mains jointes, jusqu’à ce que le monsieur comprenne tout seul. Il a compris vers le deuxième cantique. C’est ce qu’Atkinson appelle l’autorégulation : les spectateurs respectent l’action.
Coco Gauff, numéro quatre mondiale, veut accueillir un « nouveau public », et elle a dit : « Je pense que c’est juste ça, suivre l’étiquette du sport. C’est tout. » Une jeune fille qui parle comme un curé.
Le photographe de ma cousine n’avait pas de lampe. Il avait au moins cette excuse.
Le fait est vrai, on a vérifié : BBC Sport.



