Stan Wawrinka a perdu à Bâle, au premier tour, contre Jiri Lehecka. Une heure cinquante-cinq. C’était son dernier match. Il a 41 ans.
Ensuite, il s’est assis devant des micros pour une dernière conférence de presse. Il a dit qu’il était un peu déboussolé, très heureux d’avoir vécu cette dernière année, et forcément triste de savoir qu’il ne vivrait plus ce genre d’émotions. Il a parlé de larmes. Il a annoncé la gueule de bois pour mercredi, par la tristesse plutôt que par l’alcool.
Il a aussi dit : « Le livre on doit le fermer à un moment donné mais quand on est athlète, on sait que ça va arriver un jour. »
À Couvin, quand quelqu’un quittait la chorale après trente ans, on lui servait un café, une part de tarte au riz, et on le laissait rentrer avant qu’il fasse caillant. Personne ne lui faisait faire de discours. On savait, on était là. Lui a parlé devant les micros, de ses larmes, et de sa gueule de bois de mercredi, alcool hors de cause. C’est lui qui partait, et c’est lui qui faisait le discours.
Les messieurs aux micros pouvaient apporter la tarte.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



