Venus Williams jouera à Guangzhou sans passer par le classement ni par les qualifications : le tournoi lui a offert une wild-card en simple et une autre en double. Elle n’avait plus disputé de tournoi en Asie depuis Tianjin, en 2019.
Maxime, stagiaire, a entendu « wild-card » à la réunion de huit heures et demie. Il a noté le mot dans son carnet, souligné deux fois.
Question bête, mais une carte sauvage, c’est quoi exactement ? J’ai d’abord pensé au joker, dans un jeu de cartes, celui qui remplace n’importe quelle carte. On m’a dit que c’était un peu ça : le tournoi garde des places et les donne à qui il veut. Qui il veut ! Pas besoin de formulaire. J’ai demandé qui décide. On m’a répondu « le directeur ». J’ai demandé sur quels critères. Silence. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait, sauf le directeur, et je n’ai pas son numéro. Et en double, il y a une deuxième carte ! Elle jouera avec Janice Tjen, qui a gagné ce tournoi l’an dernier avec Katarzyna Piter. Donc une gagnante sortante et une invitée. On m’explique que c’est normal, d’accord, mais encore ?
Les chiffres, Maxime les a recopiés sans commentaire. Revenue en juillet 2025 à Washington après seize mois d’absence, Venus Williams y avait battu Peyton Stearns. Depuis, quinze défaites de suite en simple, la dernière au premier tour de l’US Open face à Sofia Kenin, 6-2, 7-6(6).
Quinze, c’est aussi le premier point au tennis. J’ai demandé si ça voulait dire quelque chose. On m’a dit non. J’ai quand même demandé à Céline si elle avait déjà reçu une wild-card. Elle m’a répondu qu’à son club, on appelait ça « être remplaçante le dimanche ». Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



