Quatre emplacements au niveau du court, aménagés à la dernière minute par Eric Butorac parce que la direction a oublié de réserver un espace pour les familles et les staffs. Je connais ce plan-là. Chez nous, le dimanche d’interclubs, le coach vient s’asseoir sur la chaise pliante à côté du banc, pas derrière une vitre. Parce que la bulle, c’est loué à l’heure, et ça se sent dans le jeu. Et il faut le dire : le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte.
Entre les points, les joueurs venaient chercher des renseignements auprès de leurs entraîneurs. Moi, c’est exactement ce que je fais avec mon coach entre les jeux, sauf que lui il me répond qu’il faut que je respire, ou alors il regarde son GSM. Là, c’est pareil, mais en plus grand, avec un stade entier. Et moi, j’attends mon classement AFT en janvier comme un verdict, pendant qu’eux ils ont quatre emplacements au niveau du court. La différence de moyens, quelque part.
Selon le journaliste argentin Marcos Zugasti, ce dispositif n’était pas planifié : une erreur de la direction, pura suerte. Eric Butorac a décidé à la dernière minute d’aménager un espace pour les équipes, parce qu’on avait oublié de réserver un coin pour les familles et les staffs. Résultat, ça a tellement plu que c’est resté pour les simples masculin et féminin. On ignore encore si ce sera reconduit en 2027, à Flushing Meadows. Moi je dis : s’ils hésitent, qu’ils viennent voir un dimanche à dix heures sur le terrain 4, on leur fera une démonstration de schémas de bord de court.
Ce qui est beau dans cette histoire, c’est que le truc qui a le mieux marché à l’US Open, c’est un bricolage de dernière minute. Pas une étude, pas une règle. On a oublié de réserver, alors on a mis les staffs au bord du court, et tout le monde a trouvé ça formidable. Moi, mes meilleures intentions de jeu, elles naissent toujours du brol : le terrain 4 avec son néon, l’essuie sur le banc, le cornet de frites à la buvette pour la récupération. Et ce coup-là, le bricolage qui sauve un dimanche, je le mets. Pas à chaque fois, mais je le mets. À deux entraînements près, hein, c’était moi sur l’Arthur-Ashe.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.


