Jessica Pegula, 4e mondiale, a parlé du look de Carlos Alcaraz dans le podcast « Player’s Box ». Elle se dit « un peu obsédée » par ses changements. Sur la moustache, elle est claire : « Je n’ai pas trop aimé la moustache. Mais j’adore qu’il ne cesse de nous surprendre. J’apprécie vraiment ça. »
Ce qui m’intéresse, moi, c’est le schéma. Alcaraz a 23 ans, sept titres du Grand Chelem selon We Love Tennis, et on parle de lui entre joueuses. C’est ça, le vrai signe de niveau. Pas le classement : qu’on commente ton allure dans le vestiaire.
Au club, on commente aussi. Dimanche à dix heures, mon essuie sur le banc a déclenché une analyse de dix minutes chez nos adversaires du double. Il est orange, il a douze ans, il a vu ma montée à C15.5 avant la blessure. Je n’ai pas changé d’essuie. Je n’ai pas changé de raquette non plus, ni de cordage, ce qui explique tout le reste.
Changer de look tous les mois, techniquement, je le fais. Pas tous les mois. Pas en public. Une fois par saison, quand le bandeau lâche. Mais je le fais.
Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte. On a nos Pegula, à la buvette, cornet de frites en main, qui notent les tenues avant même la première balle. La seule différence, c’est qu’elles n’ont pas de podcast. À deux entraînements près, hein.
Ton essuie orange, je l’avais dit dès janvier, c’est ton point faible.
J’ai rangé l’essuie dans la farde. Il ressortira en mai, quand ma saison commence vraiment.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.


