Lorenzo Musetti a battu Luca Van Assche à Lyon, en quarts de finale, 7-6 (5), 6-7 (7), 6-4. Trois heures trente-trois. Le match s’est terminé à 1h17 du matin.
Au milieu, il y a eu un téléphone. Le jeune homme avait une alarme réglée pour 1 heure, pour un test antidopage. Lors d’un changement de côté, il est allé demander au superviseur s’il pouvait se servir de son appareil. Il a dit : « J’ai une alarme antidopage réglée pour 1 heure du matin. » Le tweet de José Morgado donne le nom du monsieur : Rogério Santos.
Il a demandé. C’est cela que je retiens. Un garçon qui joue depuis plus de trois heures, à une heure où on devrait dormir, et qui pense encore à demander la permission avant de toucher son téléphone.
Je ne critique pas. Je compare. Chez nous, quand une partie de whist durait, ma tante allait dans la cuisine arrêter le minuteur de la tarte au riz, et elle disait pardon en se levant. Personne ne lui avait demandé de dire pardon. La tarte, on la mangeait quand même un peu froide.
Il a gagné. Il retrouve en demi-finale son grand ami Flavio Cobolli. J’espère qu’on les fera jouer à une heure où on mange.
Celui qui a programmé le rendez-vous à 1 heure avait sûrement dîné.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



