Lorenzo Musetti a battu Luca Van Assche en quarts de finale du Grand Prix Auvergne-Rhône-Alpes, à Lyon : 7-6 (5), 6-7 (7), 6-4. Le match a duré 3h33. Il s’est terminé à 1h17 du matin. Et au milieu, il y a un téléphone.
Question bête, mais je ne savais pas qu’en plein match, un joueur pouvait avoir besoin de son téléphone. Lors d’un changement de côté, Musetti en a parlé au superviseur afin de pouvoir l’utiliser. Selon le tweet de José Morgado, daté du 23 octobre, il s’agissait de l’ATP Supervisor Rogério Santos. Et il lui a dit cette phrase, rapportée par We Love Tennis : « J’ai une alarme antidopage réglée pour 1 heure du matin. »
Je l’ai relue quatre fois dans le train de 7 h 32. Une alarme. Réglée. Pour 1 heure du matin. Le joueur avait prévu, quelque part dans son agenda, d’être disponible à une heure où le match n’était pas censé exister encore. Le match a gagné. L’alarme a dû être désactivée.
Ce qui me plaît, c’est la procédure. Au foot, j’imagine qu’on ne demande pas la permission. Ici, un homme en plein quart de finale profite d’un changement de côté pour expliquer poliment à un superviseur qu’il doit éteindre un réveil. Et c’est au superviseur qu’il va le dire, pas à son voisin. Je n’ai pas trouvé de chapitre dans le règlement sur les alarmes. J’ai vérifié, et en fait je n’ai pas su qui sait.
Selon la source, c’était le plus long match de sa carrière en deux sets gagnants. Il est 26e mondial. En demi-finale, il retrouve son grand ami Flavio Cobolli.
J’ai réglé mon réveil à 1 heure du matin hier, pour voir. Personne ne m’a rien demandé. J’ai juste eu sommeil dans le train.
Moi mon GSM vibre pendant tous mes échanges et aucun superviseur n’est jamais venu me voir. C’est ça aussi, le niveau.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



