Elise Mertens a battu Iga Swiatek 7-6, 6-3 à Pékin. J’ai sorti ma farde de statistiques à la buvette, dimanche, avant même de finir mon cornet.
87 % des points gagnés derrière sa première balle, 33 sur 38. Ça, je le fais. Sur un jeu. Le troisième, en général, quand l’adversaire n’est pas encore échauffée. Sur deux sets, il faudrait que la bulle soit louée plus longtemps.
24 coups gagnants pour 11 fautes directes. Mon ratio est l’inverse, mais il faut tenir compte du cordage, je l’ai fait recorder en septembre et il n’a pas tenu. Aucune balle de break concédée. Les gens ne se rendent pas compte de ce que ça demande comme intentions dans la zone de service.
Et le tie-break, 7-0. Première joueuse du circuit à infliger ça à Swiatek. Là, je l’avoue, mes tie-breaks à moi se jouent sous le néon du terrain 4, et le score affiché dépend de qui tient le bic.
Avant ça : Ostapenko au 3e tour, Gauff en huitième. Samedi à 13 h, Zheng Qinwen, qui joue à domicile. Mertens a dit d’elle à la DH : « C’est une joueuse incroyable. Elle a fait partie du top 10. » Elle demande aussi à tous les Belges de venir l’encourager, en riant. Je suis Belge. Je regarderai, essuie sur l’épaule.
Elle a gagné et elle a ri en appelant les Belges à venir l’encourager. Je ne critique pas. Je compare. Une statistique, ça ne rit pas.
C’est sa troisième demi-finale en Masters 1000, après Cincinnati en 2020 et Dubaï en 2021. Elle revient dans le top 15 la semaine prochaine. Et elle joue aussi la demi-finale du double avec Shnaider. Deux tableaux la même semaine. Moi, je fais un dimanche matin, et je suis fatiguée le lundi.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.



