Question bête, mais pourquoi les hommes jouent en cinq sets en Grand Chelem et en trois partout ailleurs ? Je me la pose depuis que j’ai lu les propos de Daniil Medvedev, dans le train de 7 h 32, entre Ottignies et le moment où le contrôleur m’a demandé mon abonnement.
Medvedev a battu Pablo Carreno Busta 6-4, 6-2 à Pékin. Deux sets. Ensuite, il a dit qu’il préférait les trois sets en Grand Chelem : « depuis que je suis jeune, je dis : “Écoutez, je préfère les trois sets.” » Et juste après : « Je suis aussi d’accord pour jouer en cinq. Je suis ce qui est décidé. »
Donc quelqu’un décide. J’ai voulu savoir qui. J’ai demandé à la rédaction. On m’a répondu « c’est la tradition ». D’accord, mais encore ? La tradition, ce n’est pas une personne, je ne peux pas lui envoyer un mail.
Il dit aussi qu’un passage à trois sets « enlèverait clairement quelque chose à l’histoire des tournois du Grand Chelem ». Ça, je comprends. Mais l’histoire, elle a commencé quelque part, avec quelqu’un qui a dit cinq et pas quatre. Pourquoi pas quatre ? Il faut un nombre impair, d’accord. Pourquoi pas sept ?
Sept sets, je les ai joués à Kitzbühel. Enfin, j’aurais pu.
Ce qui me frappe, c’est la dernière phrase : « Je ne suis qu’un joueur. Je joue. J’essaierai toujours de faire de mon mieux, peu importe le nombre de sets. » Il est le seul à me répondre clairement, et sa réponse, c’est qu’il n’a pas la réponse. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.




