Daniil Medvedev a battu Pablo Carreno Busta 6-4, 6-2 à Pékin, puis il a dit qu’il préférait les matchs courts. En trois sets, même en Grand Chelem. Je lis ça et je me dis : enfin quelqu’un du circuit qui rejoint le format interclubs.
Parce que nous, le dimanche à dix heures, c’est deux sets et un super tie-break. Ça demande une gestion des intentions que les gens ne soupçonnent pas. Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte. Medvedev en est à « Donc si vous me demandez, jouons en trois. » Moi j’en suis déjà à jouons en deux et demi.
Il reconnaît que ça « enlèverait clairement quelque chose à l’histoire des tournois du Grand Chelem ». Je respecte. Moi aussi j’ai une histoire avec le cinquième set : je n’en ai jamais joué, mais j’ai un schéma prêt dans ma farde, page 14. À deux entraînements près, hein.
Sur le 6-2 du deuxième set, ce qui me parle, c’est l’efficacité. Deux sets, plié. Je connais ça. Je l’ai fait en mai, le jour où mon cordage était tendu juste. Ce coup-là, je le mets. Pas à chaque fois, mais je le mets.
Ma tante arrêtait le whist après trois parties, et personne n’appelait ça raccourcir. Le règlement, lui, ne sait pas compter jusqu’à trois.
Il dit aussi : « Je suis aussi d’accord pour jouer en cinq. » Moi aussi. Si un jour l’AFT me programme en cinq sets sur le terrain 4, sous le néon, je viens. Avec deux essuies.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.




