Question bête, mais comment fait-on un spectacle sans le vouloir ? Daniil Medvedev a dit le 4 novembre, à Paris, que ce qui s’est passé à Pékin « n’avait pas pour but de faire le spectacle, même si c’est finalement ce qui s’est produit ». Il y avait été sanctionné pour son comportement sur le court.
J’ai lu ça dans le train de 7 h 32, sur We Love Tennis. Il a ajouté que le système d’amendes de l’ATP n’est « pas totalement juste » et que celui des sanctions n’est « pas adapté ». Et : « C’est une longue histoire. » Je l’ai cherchée. Je ne l’ai pas trouvée dans le noyau de l’article. Elle est longue, donc ailleurs.
Alors j’ai fait le test. J’ai essayé de ne pas faire de spectacle pendant une journée. Au café de la rédaction, j’ai renversé mon gobelet en voulant le poser doucement. Trois collègues ont applaudi. J’ai rien demandé. Spectacle quand même. Je comprends mieux.
Ce qui m’intrigue, c’est la tarification. Qui décide combien coûte une émotion ? Il a dit que c’était « toujours une question d’émotions ». Donc il y a un barème des émotions quelque part. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait. Enfin, l’ATP sait, sûrement. Mais je n’ai pas leur numéro.
J’ai appris aussi qu’il avait critiqué le système de points au classement ces dernières semaines, et qu’on l’a modifié depuis. Donc on râle, et parfois ça change. Au tennis, j’ai l’impression que c’est plus efficace que de lever la main.
Le barème, Maxime, c’est simple : en interclubs, c’est zéro euro et un regard de ta partenaire. C’est pire.
J’ai noté. Le regard de la partenaire n’est pas dans le règlement. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



