Alors, c’est très simple. Adrian Mannarino a 38 ans, il a battu Flavio Cobolli, septième mondial, à Shanghai, et il a expliqué à L’Équipe qu’on ne gagne pas en s’entraînant moins. Je le dis depuis des années, on ne m’écoute pas.
Il a déclaré : « Si tu veux être compétitif face à des mecs de 20 ans, il ne faut pas en faire moins. » Mot pour mot ce que j’ai dit à mes interclubs du Léopold en janvier. Enfin, l’esprit. J’avais dit « il faut en faire autant », ce qui est la même chose, puisqu’il le dit aussi : « je peux essayer d’en faire autant. » Vous voyez, hein.
Les conseils qu’il entend, « en faire un peu moins, mais plus qualitatif », il les a qualifiés d’un mot que je ne reproduirai pas, parce qu’on est un site familial et parce qu’il l’a dit à L’Équipe, ce qui suffit. Moi, à Kitzbühel, en 92, on m’avait donné le même conseil. J’ai refusé. J’ai perdu, d’accord, contre un futur top 10, mais j’ai perdu en m’étant entraîné beaucoup, ce qui est une défaite qualitative.
Dimanche, il a été battu par Karen Khachanov au troisième tour. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. S’entraîner autant, c’est la méthode pour battre un Top 10. Pour Khachanov, qui n’était pas dans ma question, il faut une autre méthode, que je développerai si la RTBF m’appelle.
Il dit aussi que dès qu’il met moins d’intensité, « physiquement ou même dans la tête », il le sent tout de suite. Nonante pour cent des joueurs le sentent, et je suis gentil. Les dix autres sont consultants.
Jean-Pol, tu as annulé l’entraînement de mardi parce qu’il drachait.
J’ai fait un entraînement mental. C’est plus qualitatif. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




