L’actu avec un peu d’effet

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Kouame, 17 ans, bat Sonego à Lyon avec Gasquet pour coach : Monique pense au mur du garage

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 5/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef La faute indirecte et l'égalité « apprise la semaine passée » sont de jolis moments candides, mais le procédé tourne au lexique expliqué et la fin s'éteint.

Kouame sauve cinq balles de break sur cinq à Lyon : Maxime cherche qui les avait cassées

Moïse Kouame, 17 ans, a battu Lorenzo Sonego 7-6(2), 6-4 à l’ATP 250 de Lyon en sauvant les cinq balles de break auxquelles il a fait face. Il affrontera Lorenzo Musetti, tête de série n°6, au deuxième tour.

Monique tient un rouleau de peinture devant un mur de garage marqué par une balle, face à un jeune joueur et son entraîneur.

Moïse Kouame a battu Lorenzo Sonego 7-6, 6-4 à Lyon. Il a 17 ans, cinq ans de moins que moi. Et il a sauvé cinq balles de break. J’ai lu ça dans le train de 7 h 32 et j’ai d’abord pensé à un sauvetage.

Question bête, mais qui casse les balles ? On m’explique que non, la balle va bien, c’est le service de l’autre qu’on « breake ». Donc Sonego a eu cinq fois l’occasion de casser le service de Kouame, et Kouame a cinq fois réparé avant que ça casse. D’accord. Mais si c’est sauvé, pourquoi on compte quand même la balle ?

J’ai lu le déroulé. Deux balles de break à 5-5 dans le premier set. Puis un tie-break, et là Sonego fait cinq fautes directes. Je pensais qu’une faute était toujours directe. Une faute indirecte, ça existe ? J’ai vérifié, et en fait personne ne sait m’expliquer sans dessiner.

Deuxième set : encore deux balles de break pour Sonego à 2-1, sauvées. Ensuite c’est Kouame qui casse, pour mener 4-3. Lui, il ne sauve rien, il casse. Puis il tient son service deux fois « après égalité ». Égalité, c’est 40-40, pas 0-0. Ça, je l’ai appris la semaine passée, je suis assez fier.

Et il a converti sa première balle de match. Converti en quoi ? En victoire, m’a-t-on dit. Ça se tient.

Cinq fois on a essayé de lui prendre quelque chose, cinq fois il l’a gardé. Chez nous, on appelait ça être poli avec ses affaires. Le règlement, lui, appelle ça une balle.

Monique · la nostalgique, personnage fictif

Le match a duré 1h52. Au tour suivant, Lorenzo Musetti, tête de série numéro 6. Tête de série, ça aussi, je note. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.

Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « B est le seul angle à la fois drôle et fidèle, avec une parabole familiale tendre qui laisse Kouame et Gasquet en position flatteuse. A était plus drôle, mais il tombe sur un détail de jeu ajouté au noyau. »

MoniqueLa Nostalgique

Kouame, 17 ans, bat Sonego à Lyon avec Gasquet pour coach : Monique pense au mur du garage

Invité à l'ATP 250 de Lyon, Moïse Kouame, 17 ans, a battu Lorenzo Sonego 7-6(2), 6-4. Il est le troisième plus jeune vainqueur d'un match dans l'histoire du tournoi, derrière son entraîneur Richard Gasquet et Roger Federer.

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef « Il a remercié en gagnant, ce qui se fait moins » et le mur repeint par le frère portent l'angle avec douceur ; le « mercredi » reste prudemment au conditionnel, et la chute sur les murs est un peu obscure.