Rafael Jodar a battu Daniil Medvedev samedi et joue dimanche la finale du Masters 1000 de Shanghai contre Alejandro Davidovich Fokina, espagnol comme lui. En conférence de presse, il a dit : « Nous nous sommes entraînés ensemble à quelques reprises. Je pense que c’est différent de s’entraîner et de disputer un match. »
Question bête, mais en quoi, exactement ? J’ai fait la liste dans le train de 7 h 32. Même terrain. Même filet. Même balle, ou presque, puisque personne ne sait qui décide qu’elle est neuve. Mêmes deux joueurs. Ce qui change, d’après ma liste : un arbitre, du public, un trophée, et le fait qu’on compte les points pour de vrai.
Donc à l’entraînement, ils jouent, mais ça ne compte pas. J’ai demandé à la rédaction si on peut perdre un entraînement. Trois réponses. La C30.4 m’a dit que oui, tout le temps, mais que ça ne veut rien dire. Jean-Pol m’a dit qu’il n’en avait jamais perdu. Et Monique m’a proposé un morceau de tarte.
Un entraînement, Maxime, c’est un match que tu gagnes. Un match, c’est l’inverse.
Il a ajouté : « Il joue très bien en ce moment, je vais donc devoir donner le meilleur de moi‐même si je veux avoir une chance de l’emporter. » Ce que je comprends : à l’entraînement, on ne donne pas forcément le meilleur de soi. On en donne une partie. Laquelle ? J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Ce qui m’impressionne surtout, c’est qu’il était 165e mondial en janvier et qu’il sera au moins 11e lundi. Entre-temps, il a gagné à Marrakech et joué la finale de Washington. Il a donc beaucoup disputé de matchs cette année, et il sait de quoi il parle.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



