Alors, c’est très simple. Hijikata, 83e mondial, qualifié, bat Djokovic 2-6, 6-3, 6-3 au deuxième tour à Paris. Je l’avais dit. Pas dès janvier, cette fois, j’étais occupé, mais dès le premier set. Enfin, après le premier set. Djokovic mène 6-2, et moi je dis à ma femme : attention, hein.
Les faits, maintenant, puisqu’on m’en demande. Djokovic a 39 ans, sept titres ici entre 2009 et 2023, personne n’en a plus. La veille, il avait passé 2 heures 29 sur le court pour battre Vacherot 6-7, 7-5, 6-1. Moi, je regarde ce chiffre et je vois la fin du mercredi. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, le gars qui joue deux heures et demie le mardi ne gagne pas le mercredi. Sauf quand il gagne. Mais là, il a perdu, donc j’avais raison.
Hijikata, lui, avait perdu en deux sets ses deux matchs précédents contre Djokovic. Ça, c’est l’argument que j’aurais utilisé si Djokovic avait gagné. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise.
Le troisième set. Djokovic sert à 3-5 pour rester dans le match et commence par deux doubles fautes. Deux. Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, j’ai fait une double faute à 3-5. Une seule. Et j’ai tenu mon service. Enfin, je crois. Le tableau d’affichage était en panne, c’était une autre époque.
Et puis il y a le reste de la journée. Zverev, numéro 1 mondial, battu par Musetti. Medvedev battu par Buse, 33e. De Minaur sorti par Etcheverry, Tiafoe par Halys, qui sauve quatre balles de match. Il ne reste que cinq têtes de série sur seize en huitièmes, du jamais-vu à Paris. Ça aussi, je le répète depuis des années : le circuit est trop égal. Ou pas assez. Les deux se défendent.
Question bête, mais Jean-Pol, mardi soir, tu m’as dit que Djokovic gagnait le tournoi, non ?
Mardi soir, je parlais du tournoi de l’an prochain. Ça va ?
Hijikata jouera Etcheverry en huitièmes. Mon pronostic est prêt. Je le publierai après le match.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors (FR).




