Arthur Fils a perdu 6-3, 6-4 contre Taylor Fritz en huitièmes à Paris. Deux breaks, c’est lui qui le dit. Moi, deux breaks, je les concède dans un seul jeu, mais le principe est le même.
Ce qui m’intéresse, c’est le court. Fritz avait joué ses deux premiers matchs sur les courts n°1 et n°2, puis il a découvert le central. Il a dit : « Le court central est beaucoup plus rapide. Ça aurait été différent sur un autre court. » Enfin quelqu’un au sommet mondial qui reconnaît que la surface décide de tout. Je le répète à ma capitaine depuis trois saisons. Le terrain 4 de mon club, avec sa brique pilée et son néon, ne joue pas comme le 2. Personne ne me croyait. J’ai maintenant un 12e mondial dans ma farde.
Fils, lui, a dit : « On n’a plus trop l’habitude de jouer sur des durs comme ça. » Il s’est trouvé un peu trop défensif sur pas mal de points, à cause de la vitesse de jeu en face. Ça, je connais. Dans la bulle, l’hiver, qu’on loue à l’heure, la balle arrive plus vite et je recule. Mes intentions restent offensives. Mes pieds, moins.
Et Fritz, toujours en course pour Turin, a écrit « Still Alive » sur la caméra. Je n’ai pas de caméra le dimanche à dix heures. J’ai mon essuie sur le banc. J’y ai écrit au bic, une fois, « encore là ». C’était après le premier set, il drachait, on a perdu en deux.
Fils est déjà qualifié pour son premier Masters, à Turin, du 15 au 22 novembre. Il a 22 ans. À 22 ans, moi, j’étais à un cordage près du C15.5.
Question bête, mais si le central est plus rapide, pourquoi on ne fait pas jouer tout le monde dessus pour que ce soit juste ?
Parce qu’il n’y a qu’un central, Maxime. Comme il n’y a qu’un terrain 4. Le prochain Français en lice, c’est Luca Van Assche contre Rinky Hijikata. Je regarderai d’abord sur quel court il joue.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



