Novak Djokovic a battu Nuno Borges, 49e mondial, 6-3, 7-6 (2). C’est sa 30e victoire en 30 matchs à Pékin, un tournoi qu’il a gagné six fois en six participations.
Le chiffre n’a pas retenu notre stagiaire. C’est la conférence de presse qui l’a arrêté. Djokovic y a décrit les fans devant son hôtel : « Ils viennent devant l’hôtel. Ils attendent. Ils passent des heures juste pour pouvoir vous voir, échanger quelques mots avec vous, obtenir un autographe ou une photo. C’est charmant. » Il a ajouté qu’il essaie de leur rendre leur respect « par de belles performances sur le court », mais aussi d’échanger avec eux en dehors.
Question bête, mais on attend devant un hôtel comment ? Debout ? On sait à quelle heure il sort ? Moi, on m’a dit « à tantôt » une fois et j’ai attendu une heure sans savoir laquelle, donc je respecte énormément ces gens. Ils ont un horaire que je n’ai pas. Autre chose : il a dit qu’il ne vivait ça nulle part ailleurs dans le monde. J’ai demandé à la rédac si les autres villes étaient vexées. On m’a répondu que c’est la tradition de remercier le public. D’accord, mais encore ? Il a dit aussi qu’il voit d’autres joueurs vivre quelque chose de similaire depuis 20 ans. Donc c’est nulle part ailleurs, sauf pour les autres. J’ai vérifié, et en fait c’est cohérent : ailleurs, c’est un lieu, pas des gens. Je crois. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Djokovic a terminé sa réponse par une phrase que Maxime a recopiée dans son carnet, soulignée deux fois : « Je leur suis très, très reconnaissant pour leur soutien. » Il prévoit de demander demain combien de temps dure une attente devant un hôtel à Pékin. Personne ne lui a encore répondu.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




