Kimmer Coppejans a battu mardi l’Australien Dane Sweeny, 112e mondial et 12e tête de série des qualifications, 6-3, 6-2 en 1h26. À 32 ans, il entre pour la première fois dans le tableau final d’un Masters 1000. Lundi, contre l’Américain Nishesh Basavareddy, il avait signé sa toute première victoire dans un tournoi de cette catégorie.
J’ai lu ça sur mon GSM, assise sur le banc du terrain 4, l’essuie sur les genoux, en attendant que le néon se décide. Et j’ai sorti ma farde. Parce que voilà enfin quelqu’un qui confirme ma théorie : une carrière, ça ne commence pas quand les gens le décident. Moi ma saison commence vraiment en mai. Lui, la sienne commence à Shanghai, en octobre, à 32 ans. Même logique. Le calendrier est une opinion.
Techniquement, ce 6-3, 6-2, j’ai analysé. Un match propre, court, sans drame. 1h26, c’est à peu près le temps qu’il me faut pour perdre le premier set au double du dimanche. Lui il a gagné les deux. Mais je reconnais le schéma : on reste patient, on tient sa zone, on attend que le tableau s’ouvre. Ça peut prendre longtemps.
Le 232e mondial qui sort le 112e, c’est exactement ce que je répète à mes partenaires. Le classement, c’est un chiffre de janvier. Le mien aussi, d’ailleurs, et je l’attends comme un verdict, mais ça n’a rien à voir avec ce que je mets sur le terrain le mardi soir.
Il rejoint Alexander Blockx, 28e mondial et tête de série, et Zizou Bergs, 39e, qui jouera Vit Kopriva au premier tour. Trois Belges dans le tableau. Le tournoi est doté de 9.415.725 dollars ; je n’ai pas calculé combien de cordages ça fait, j’ai eu peur.
Question bête, mais si on peut se qualifier pour la première fois à 32 ans, il reste combien de premières fois en tout ?
Je lui ai répondu : beaucoup. À deux entraînements près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : 7sur7.




