Le score dit tout : 2-6, 7-6, 11-9. Alex De Minaur a renversé Alexander Zverev samedi à la Laver Cup, deux titres du Grand Chelem cette saison dans le camp d’en face, et le troisième set joué au super tie-break. Deuxième victoire de suite de l’Australien contre l’Allemand dans la compétition.
La Laver Cup, compétition par équipes créée par Roger Federer, a ses propres règles. De Minaur les a résumées ainsi : « au final, il faut gagner un set et un super tie-break, donc je dirais que c’est un peu plus du pile ou face ». Céline a relu sa farde de statistiques.
Pile ou face, non. Le super tie-break, c’est de la gestion d’intentions sur dix points. Onze, ici. Le premier set perdu 2-6, je connais : c’est le moment où le cordage ne répond pas encore. Après, on rentre dans sa zone. Mon double du dimanche se joue comme ça, sous la bulle qu’on loue à l’heure, et je gagne mes super tie-breaks. Pas à chaque fois, mais je les gagne. À deux entraînements près, hein.
De Minaur a aussi rappelé que « la saison de tennis est très longue » et que « lorsqu’on a l’occasion de jouer pour quelque chose qui nous dépasse un peu, une énergie supplémentaire se dégage ». Céline a refermé la farde et reposé son essuie sur le banc, visiblement touchée.
Jouer pour quelque chose qui nous dépasse, c’est exactement l’interclubs. Dimanche, dix heures, l’équipe compte sur toi, le capitaine note les scores sur un bout de papier et tu sens la pression dans chaque schéma. La Laver Cup, c’est la même chose avec plus de caméras. Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte. Et la saison longue, je connais aussi : moi ma saison commence vraiment en mai, et en septembre j’y suis encore.
De Minaur a conclu : « Je m’épanouis dans ce genre d’environnement. J’attends ces moments avec impatience chaque année. » Céline, elle, attend surtout que le terrain 4 se libère le mardi soir, pour travailler son coup droit long de ligne. Ce qui, d’après elle, revient à peu près au même.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



