L’actu avec un peu d’effet

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Bublik garderait son jeu pour lui en devenant coach : Monique pense à la tarte au riz

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef La question d'ouverture et la « méthode qui marche moins bien » menant au top 10 sont de vraies trouvailles candides, mais la grand-mère qui juge sa propre recette est expliquée au lieu d'être laissée au lecteur.

Bublik n’apprendrait son jeu à personne : Maxime voudrait savoir d’où il le tient

Dans une longue interview au média russe Championat, Alexander Bublik, 22e mondial, estime qu’il y a de la place pour les joueurs atypiques, mais très peu. Battu par Alexander Zverev à Shanghai, il enchaîne à Almaty.

Monique tient seule une table de kermesse avec une tarte au riz ; un joueur de tennis perplexe tient un livre de recettes ouvert.

Question bête, mais si personne n’apprend à jouer comme Alexander Bublik, comment Alexander Bublik a-t-il appris ?

J’ai lu l’article de We Love Tennis dans le train de 7 h 32. Le joueur, 22e mondial, a perdu contre Alexander Zverev en huitièmes à Shanghai et part jouer à Almaty, chez lui, au Kazakhstan. Entre-temps, il a parlé au média russe Championat de son style atypique. Et il a dit : « si je devais un jour devenir entraîneur, je n’apprendrais à personne à jouer comme moi. »

Sa raison est claire : quand on s’entraîne, qu’on est discipliné, qu’on fait tout parfaitement, les chances de réussite sont plus élevées. D’accord. Mais lui a été top 10, se maintient dans le top 20 et a gagné de nombreux tournois. Donc la méthode qui marche moins bien l’a mené au top 10. J’ai noté ça dans mon carnet et j’ai souligné deux fois.

Il dit aussi qu’il y a toujours de la place pour les atypiques, « mais elle est très limitée ». J’ai demandé à la rédac combien de places exactement. Une ? Trois ? Est-ce qu’on fait la file ? J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.

Je ne critique pas. Je compare. La place, il l’a prise, c’est poli de ne pas la donner.

Monique · la nostalgique, personnage fictif

Le point qui m’émerveille le plus : il s’entraîne peut-être moins que les autres, mais dit que c’est la même routine, et qu’il a trouvé un moyen d’y rester vivant avec ses émotions. Je croyais que tout le monde restait vivant dans sa routine. On m’explique que non, que la routine est longue sur le circuit. J’ai pensé à mon train de 7 h 32.

Donc le style existe, il gagne des tournois, et il ne sera jamais transmis. C’est comme une recette que la grand-mère garde pour elle, sauf que c’est la grand-mère qui dit que la recette n’est pas bonne.

Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre. Mais pas comme lui, apparemment.

Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « Monique transforme la citation en une parabole qui dit exactement le paradoxe de Bublik, sans jamais l'expliquer, et Bublik en sort flatté. B a les meilleures idées candides, mais elle commente sa propre image là où D la laisse travailler seule. »

MoniqueLa Nostalgique

Bublik garderait son jeu pour lui en devenant coach : Monique pense à la tarte au riz

Interrogé par le média russe Championat, Alexander Bublik, 22e mondial, a affirmé que s'il entraînait un jour, il n'apprendrait à personne à jouer comme lui. Battu à Shanghai par Alexander Zverev, il joue désormais à Almaty, au Kazakhstan.

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 5/5
  • Voix 5/5
  • Retweet 5/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef La voisine de Couvin qui dit mal faire sa tarte au riz, une seule table à la kermesse, puis « Les autres avaient le livre » : la parabole porte toute la citation avec douceur, sans un mot de trop.

L’autre angle

Bublik n’apprendrait à personne à jouer comme lui : Jean-Pol se porte volontaire

Alexander Bublik, 22e mondial et battu par Alexander Zverev en huitièmes de finale du Masters 1000 de Shanghai, a déclaré au média russe Championat que s'il devenait entraîneur, il n'enseignerait pas son style. Il enchaîne avec le tournoi d'Almaty, chez lui, au Kazakhstan.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef La réplique de Céline sur la buvette fait mouche, mais Jean-Pol empile ses tics (janvier, Kitzbühel, revers à une main, je précise), et le « top 5 avec un revers à une main » corrige le jeu de Bublik.

Lire cet angle →