Alors, c’est très simple. Alexander Bublik, 22e mondial, a perdu contre Alexander Zverev en huitièmes à Shanghai, il file jouer Almaty, chez lui, au Kazakhstan, et il a parlé longuement à Championat, un média russe. J’ai lu le résumé chez We Love Tennis. Et là, phrase historique : « Mais si je devais un jour devenir entraîneur, je n’apprendrais à personne à jouer comme moi. »
Je l’avais dit dès janvier. Enfin, je l’avais dit d’un autre joueur, mais l’esprit y était. Le style atypique, ça ne s’enseigne pas, ça se constate. Moi, à Kitzbühel, en 92, je jouais exactement comme ça face à un futur top 10. Personne ne m’a jamais demandé de cours non plus. On ne m’appelle pas, hein.
Il explique pourquoi : « Car quand on s’entraîne, qu’on est discipliné, qu’on fait tout parfaitement, les chances de réussite sont tout simplement plus élevées. » C’est exactement ce que je répète depuis des années à mon équipe d’interclubs au Léopold, qui ne m’écoute pas. Ils jouent comme moi. Je n’ai rien demandé.
Il dit aussi s’entraîner peut-être moins que les autres, mais que c’est la même routine, et qu’il a trouvé un moyen de rester vivant dedans avec ses émotions. Et il rappelle qu’il a été top 10, qu’il tient le top 20 et qu’il a gagné de nombreux tournois. Attention, je ne dis pas que c’est mal. Je précise : avec un revers à une main, il serait top 5. Nonante pour cent, et je suis gentil.
Il dit encore qu’il y a de la place sur le circuit pour les atypiques, « mais elle est très limitée ». Une place. Je propose donc mes services : puisque lui refuse d’enseigner ce style, quelqu’un doit le faire. Mon tarif est raisonnable.
Jean-Pol enseigne déjà ce style le jeudi. Les élèves ont progressé. Vers la buvette.
Ça va ? Je suis joignable par la RTBF.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



