Arthur Fils a gagné l’ATP 500 de Tokyo en 2024. Il est 11e mondial. Il passera par les qualifications de l’édition 2026, du 30 septembre au 6 octobre, parce qu’il ne s’était pas inscrit à temps.
L’affaire n’est pas neuve : l’oubli d’inscription avait été révélé trois semaines avant le 25 septembre. Trois semaines pendant lesquelles on pouvait encore imaginer une invitation de l’organisation. La confirmation est tombée : il n’y en aura pas.
L’organisation ne lui a pas donné de wild-card. Les trois invitations pour le tableau principal sont allées à Kei Nishikori, Sho Shimabukuro et Rei Sakamoto, trois joueurs locaux japonais. Le règlement est ainsi fait : une invitation n’est pas un dû, et un palmarès ne remplace pas un formulaire.
Arthur Fils devra donc gagner deux tours de qualifications avant même d’apercevoir le premier tour, face à des joueurs qui, eux, avaient pensé à s’inscrire. L’autre option, faire l’impasse sur le tournoi, reste ouverte.
Le jeune homme a oublié de s’inscrire. Ça arrive. Chez nous, à la paroisse, celui qui avait gagné la tombola l’an d’avant, on lui gardait sa chaise au premier rang, même s’il arrivait en retard. On ne lui demandait pas de papier. On lui servait sa tasse. Là-bas, on lui demande de rejouer deux fois pour entrer dans une maison qu’il connaît. Le monsieur du formulaire a sûrement une chaise, lui.
Le tableau principal comptera trois invités japonais. L’ancien vainqueur, lui, attendra à la porte des qualifications, avec les autres.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



