Alors, c’est très simple. Carlos Alcaraz a dit qu’à Indian Wells, il y a eu « des semaines, voire des mois » où il a joué davantage au golf qu’au tennis. C’est dans le vlog de Tomas Martin Etcheverry, tourné à Tokyo, avec Jaume Munar qui pose la question. Le reste du circuit découvre. Moi, je pratique cette méthode depuis 1992.
Moi, à Kitzbühel, en 92, la veille de mon match contre un futur top 10, j’ai fait dix-huit trous. Enfin neuf. Enfin, c’était un minigolf, mais l’esprit y était. Détente, se sentir chez soi, exactement ce que dit Alcaraz. Le lendemain, je mène un set à rien. Je perds en trois, d’accord, mais à cause du vent, et il n’y a pas de vent au minigolf, donc la préparation n’est pas en cause, hein.
C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas : dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, le joueur qui se repose gagne plus que celui qui s’entraîne. Alcaraz est septuple champion en Grand Chelem. Moi, j’ai mon classement de 1992, que personne n’archive, ce qui prouve bien qu’il dérangeait.
Notez qu’Alcaraz parle d’Indian Wells comme de son tournoi favori hors d’Espagne. Belle analyse, mais il oublie Kitzbühel. Il n’y a peut-être jamais fait de minigolf.
Question bête, mais au minigolf, on compte les points comment ? Comme au tennis, 15-30-40 ?
J’ai répondu à Maxime qu’au minigolf, comme au tennis, celui qui a le moins de coups gagne. Il m’a fait remarquer que ce n’est pas vrai au tennis. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise : au tennis de 1992, si. Ça va ?
J’ai ressorti ma carte de score de Kitzbühel pour la montrer à la rédaction. Elle indique un total de quarante-deux coups sur neuf trous. Céline l’a regardée et m’a demandé si c’était mon minigolf ou mon troisième set.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



