Carlos Alcaraz joue Taylor Fritz en quart à Paris-Bercy, et pendant l’échauffement, il fait du golf sur le court. Sa phrase : « Ils ne m’ont pas laissé aller sur le terrain de golf, alors j’ai dû amener le golf sur le court de tennis ! »
Ce qu’il travaille, lui, je ne sais pas. Moi, un swing, j’y vois tout de suite un schéma. Mon coup droit long de ligne, c’est la même intention, je le travaille le mardi soir, quand le terrain 4 est libre, c’est-à-dire jamais.
Le problème, c’est l’accès. Lui, on ne le laisse pas aller au golf, alors il amène le golf sur le court. Moi, le dimanche à dix heures, j’ai quatre minutes de balles croisées avec une adversaire qui regarde son GSM. Si je sors un club de golf sur la brique pilée, le comité me retire ma carte de membre avant le premier jeu.
Et il est détendu. Septuple lauréat en Grand Chelem, et détendu. Ça, c’est une zone mentale qu’on ne me laisse jamais atteindre, parce qu’il drache toujours au moment où je me relâche.
We Love Tennis dit qu’il a une vraie passion pour le golf, comme Rafael Nadal. Deux joueurs qui ont trouvé un sport où personne ne leur renvoie la balle. Je comprends l’attrait.
Je ne critique pas. Je compare. Mon mari, paix à son âme, rangeait ses clubs au garage, à côté de la tondeuse. Il ne les sortait jamais au milieu du salon. Le court, c’est le salon de ces messieurs. Le jardinier de Bercy appréciera.
En face, Fritz joue sa qualification pour le Masters. Moi, ce qui m’intéresse, c’est ce qu’il fera de son échauffement à lui. À deux entraînements près, hein, je lui aurais conseillé le putting.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



