L’actu avec un peu d’effet

Djokovic exige le meilleur traitement, la C30.4 repense à son passage au filet

Le kinésithérapeute de Novak Djokovic, Carlos Costa, raconte que le joueur met son équipe à l’épreuve pour vérifier qu’elle applique les meilleurs traitements et les meilleures stratégies de récupération.

Une joueuse de club en tenue de bulle d'hiver, chronomètre en main, interroge son partenaire de double sur un court en brique pilée, une serviette trempée posée sur le banc.

Le temps qu’il faut pour lui donner la serviette. Si quelque chose n’est pas prévu, des tensions surgissent. Je lis ça, et je me dis qu’on ne joue pas au même sport, mais qu’au fond, si.

Évidemment, moi, la serviette, c’est un essuie posé sur le banc, et il drache dessus. Et si quelque chose n’est pas prévu, c’est la bulle qu’on loue à l’heure qui n’est pas réservée. Mais l’idée de tester les gens qui t’entourent, je la connais.

Mardi soir, j’ai demandé à mon partenaire de double pourquoi il ne travaillait pas son coup droit long de ligne comme je le faisais. Il m’a répondu qu’il avait une vie. Je ne l’ai pas gardé longtemps. On ne reste pas dans le staff d’une joueuse sérieuse sans répondre aux bonnes questions.

Ce qu’il décrit, c’est une séance de reprise de balle sans filet chaque dimanche d’interclubs. Tu testes qui cherche la meilleure récupération. À deux entraînements près, hein.

Céline, dite « la C30.4 » · la joueuse d'interclubs, personnage fictif

Djokovic a demandé pourquoi Sinner faisait de l’entraînement visuel et pas son équipe. J’aurais aussi voulu savoir pourquoi ma partenaire de double voit la balle mieux que moi sans jamais s’être posé la question. Elle ne s’entraîne pas visuellement. Elle voit, c’est tout. Ça, c’est vraiment l’injustice.

Parce que Costa le dit avec des mots que j’ai failli employer : des efforts chaque jour sur le court, une intensité, et surtout la constance. La constance, c’est ce qui m’a manqué. Lui, il cherche sans arrêt le moyen d’être le meilleur au monde. Moi, je le cherche aussi. Entre mai et septembre, quand la saison compte vraiment et que la bulle du club n’est plus louée à l’heure. C’est un détail d’organisation. Les gens ne se rendent pas compte.

Au fond, tout ce que Costa raconte, c’est qu’il faut exiger le maximum de ceux qui te servent. Le cornet de frites à la buvette après l’interclub, c’est exactement pareil : tu vois tout de suite qui a pensé à la récupération.

Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.

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