Ce n’est pas un détail d’arbitrage, c’est le règlement qu’on ouvre. Depuis l’US Open, trois pistes circulent pour rendre le tennis plus attractif : le meilleur des trois sets au lieu de cinq, le point décisif à 40-40, la suppression du let au service.
Jessica Pegula en refuse deux. « Je déteste l’idée d’instaurer le point décisif à 40-40. J’espère que nous ne perdrons jamais la possibilité de jouer avec l’avantage. » Et sur le let : « je trouve ça stupide. Pourquoi voudriez-vous gagner un point de cette manière, simplement parce que la balle touche le filet et retombe juste derrière ? »
Sur le format, elle avance une idée sans y croire : le meilleur des trois sets jusqu’aux quarts de finale, puis le meilleur des cinq, « mais est-ce que cela réglerait le problème ? Non ». Et cette phrase, au milieu du reste : « Honnêtement, je ne sais pas quelle est la solution. »
Le point décisif, je l’avais annoncé dès janvier, et j’étais contre. Enfin, j’étais pour, mais avec des réserves, ce qui revient au même, hein.
Monique, elle, a surtout retenu la balle qu’on rejoue.
On veut donc enlever la balle qu’on recommence, celle qui a frôlé le filet. Je ne critique pas. Je compare. À la paroisse, chez nous, quand le lecteur se trompait de ligne, il reprenait sa phrase depuis le début, et personne dans l’assemblée n’y gagnait quoi que ce soit. La dame dit que c’est stupide. Un mot, et il est bien choisi. Celui qui veut supprimer le let veut gagner sans jouer.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




