Je découvre qu’il existe un podcast où l’on interroge des sportifs de haut niveau pendant qu’ils sont assis dans de la glace. Ça s’appelle « Cold as Balls », c’est Kevin Hart qui pose les questions, et Novak Djokovic est l’invité d’un prochain épisode.
Question bête, mais : pourquoi la glace ? J’ai demandé autour de moi. On m’a répondu que c’était le concept. J’ai demandé ce qu’était un concept. On m’a répondu que c’était le principe. Il paraît qu’il fait caillant là-dedans, et j’ai voulu savoir combien de degrés : personne à la rédaction n’a pu me le dire.
Ensuite j’ai regardé l’extrait. Hart demande : « Avez-vous pris sous votre aile certains des jeunes joueurs ? » Et là, au lieu de répondre, Djokovic pose une question : « Je pense que tous ceux qui suivent le tennis, Sinner et Alcaraz, vous connaissez leur façon de jouer, non ? Vous connaissez leurs styles ? À qui ressemblent-ils ? » Hart dit : « À toi ? » Djokovic dit : « Donc, pour moi, c’est le plus beau des compliments. » Hart précise : « À toi, je suis très sérieux. »
Deuxième question bête. « Prendre sous son aile », je croyais que ça voulait dire des conseils, des entraînements, un coup de fil le dimanche. Ici, il semble que ça marche à distance et sans prévenir : on joue, quelqu’un vous regarde, et des années plus tard son jeu vous ressemble. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait à quel moment exact ça compte comme de la transmission.
Jean-Pol, à qui j’ai montré la vidéo, n’a pas eu besoin de vérifier.
Alors, c’est très simple : dans l’eau froide, on dit toujours la vérité. Moi j’ai toujours parlé à température ambiante, et c’est peut-être pour ça qu’on ne m’appelle pas.
Djokovic termine par : « Si j’ai réussi à marquer les esprits, j’en suis heureux parce que c’est justement le but. » Il a 24 titres du Grand Chelem, donc il a dû marquer quelques esprits avant ce bain-là. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




