La scène tient en trois éléments : quatre heures et demie de match, un tie-break du cinquième set perdu 10-7, un sourire dans le couloir des vestiaires. Mouratoglou, qui entraîne Stefanos Tsitsipas, a détaillé sa position publiquement. « Les champions détestent perdre. C’est précisément pour cela qu’ils sont champions », a-t-il dit, avant de citer dix ans de travail avec Serena Williams et l’exemple de Pete Sampras.
Il ajoute que si Alcaraz pensait vraiment ce qu’il a dit, c’est qu’il est arrivé à New York sans croire qu’il pouvait gagner le tournoi, et il s’appuie sur les neuf jeux perdus d’affilée contre Ben Shelton.
Le garçon a joué quatre heures et demie, il a perdu, il a souri en rentrant. Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, quand quelqu’un rentrait battu, on lui disait que ça allait, on lui laissait le dernier morceau de tarte et on parlait du temps. Personne ne se demandait s’il pensait ce qu’il disait. Ici, on a compté les jeux, les heures, et maintenant on relit le sourire. Chez nous, on vérifiait la tarte, pas le sourire.
Le reste de la rédaction a suivi l’affaire avec le sérieux qu’elle mérite. Céline retient surtout l’heure et demie de plus que son plus long match, « et encore, elle drachait ».
Carlos Alcaraz compte sept titres du Grand Chelem. Mouratoglou avait déjà expliqué qu’il devait continuer à jouer, alors que l’Espagnol souhaite s’accorder davantage de pauses à l’avenir pour se préserver.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




