La sanction dont parle Olivier Canton n’est pas une amende. C’est un set en moins.
Le journaliste d’Eurosport reproche à Alexander Zverev d’aller au bout des 30 secondes au service avec 25 rebonds de balle, et à Iga Swiatek son attitude face à Zheng Qinwen : sortie du court à la fin d’un set qu’elle avait perdu, appel au kiné au changement de côté suivant. À force, dit-il, « tu finis par faire croire aux gens que la seule solution, c’est de réduire la durée des sets ». Il cite le patron de Tennis Australia, qui a parlé pendant l’US Open de réduire les sets et la durée des matchs à l’avenir.
C’est cette phrase-là qui a fait lever la tête de Céline, notre C30.4, occupée à classer sa farde de statistiques.
Réduire les sets, d’accord, mais on réduit lequel ? Moi mes matchs, je les gagne au troisième, quand l’autre en face commence à réfléchir au lieu de jouer. Vous m’enlevez le troisième, vous m’enlevez mes intentions et mes schémas. Et les gens ne se rendent pas compte : le niveau a énormément monté, il n’y a plus de match court nulle part. Trente secondes entre deux points, en hiver, dans une bulle qu’on loue à l’heure, personne ne les prend, croyez-moi. À deux entraînements près, hein.
Elle ajoute qu’un set n’est pas une unité de temps mais une zone, ce qui se discute, et qu’elle a « déjà tout un plan pour un format court », ce qui se discute aussi.
Question bête : si on raccourcit les sets, les trente secondes, elles restent trente ?
Canton ne demande pas de raccourcir quoi que ce soit. Il demande de responsabiliser les joueurs et de leur dire qu’ils sont peut-être en train de saborder leur sport.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




