David Goffin va courir le marathon de Florence le 29 novembre et il vise 3h15. Il a commencé cet été, pour garder la forme, est monté vite à 23-25 kilomètres, et son programme lui demande maintenant d’aller jusqu’à 30. Je l’ai lu dans la DH sur mon GSM, sur le banc, l’essuie sur les genoux.
Moi aussi je cours. Entre la ligne de fond et le filet, sur le terrain 4, quand mon adversaire de double me fait un amorti. J’ai sorti ma farde de statistiques : sur un dimanche d’interclubs, je dois faire, allez, quelques kilomètres. Si je joue les deux simples et le double, et qu’on ajoute le trajet jusqu’à la buvette, je ne suis pas loin. À deux entraînements près, hein.
Ce qui me parle, c’est la citation. Il a dit à la DH : « J’aime bien la solitude. J’aime bien m’entraîner. J’ai travaillé quasiment tout le temps seul. J’ai mes petits rituels, mes trucs, mes gels, ma musique. » Les rituels, je les ai. Le cordage vérifié deux fois, la bouteille à gauche du banc. La solitude aussi, le mardi soir, sur le terrain 4, sous le néon. Les gels, pas encore : chez nous c’est un cornet de frites après, pour la récupération. Le principe est le même.
Le cornet de frites n’est pas un gel. Je le répète depuis des années, on ne m’écoute pas.
Il dit aussi qu’il ne connaît pas la distance de 42 kilomètres mais qu’il est certain d’aller au bout. Exactement ce que je dis de la C15.5. Je ne connais pas encore ce classement de façon stable, mais j’ai une base. Et sa compagne Stéphanie vise quatre heures. Quatre heures, c’est la durée de mon dernier double. On l’a perdu, mais on est allées au bout.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




