Question bête, mais si on est numéro 1 mondial, est-ce qu’il faut encore prouver qu’on est numéro 1 ? Alexander Zverev a perdu mercredi contre Lorenzo Musetti, 7-6 (7/5), 6-2, au deuxième tour du Rolex Paris Masters. C’était son premier match depuis qu’il est numéro 1.
En conférence de presse, il a dit : « J’ai l’impression d’être le seul dans l’histoire du tennis à devoir expliquer pourquoi je suis numéro 1. Je pense que je mérite d’être là où je suis. »
Dans le train de 7 h 32, j’ai cherché qui lui demandait des explications. Selon We Love Tennis, ses détracteurs disent qu’il n’a gagné que trois matchs sur douze contre le top 10 cette saison. Mais il a gagné Roland-Garros puis l’US Open. Je croyais que le classement, c’était justement l’explication. Un chiffre, on le lit, et c’est fini. On m’explique que c’est la tradition de discuter le chiffre, d’accord, mais encore ?
J’ai voulu tester. À la rédaction, j’ai annoncé que j’étais le stagiaire numéro 1. C’est vrai, je suis le seul. Trois collègues m’ont demandé de le prouver.
Bienvenue. Moi on me le demande chaque mois de janvier.
Il a aussi dit que le court était très rapide. Ça, je ne savais pas qu’un court pouvait avoir une vitesse. Il ne bouge pourtant pas.
Et j’ai appris qu’Alcaraz, en 2022, avait aussi perdu son premier match de numéro 1, à Astana, contre David Goffin. Donc c’est déjà arrivé. Ça ne prouve rien, mais ça console peut-être.
Prochaine étape pour lui, les ATP Finals de Turin, du 15 au 22 novembre, avec les huit meilleurs joueurs de la saison. Là, au moins, la liste est écrite. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.


