La jeune femme a gagné à Pékin, contre Mirra Andreeva, 7-5, 6-4. Elle était invitée par les organisateurs. C’est son premier grand tournoi de cette catégorie, et la première fois qu’une Chinoise gagne là-bas depuis 2004. Elle a dit : « C’est une sensation incroyable de gagner ici, à Pékin. C’est l’un de mes rêves ».
Ensuite, elle a chanté. Sur le court, devant le public, pendant la remise des prix.
Je l’ai regardée jusqu’au bout. À Couvin, à la fête de la paroisse, celui qui avait gagné la tombola chantait aussi, une fois le lot reçu. On écoutait. Personne ne parlait pendant. Personne ne levait son téléphone. On applaudissait à la fin, même quand ça allait moyennement, parce qu’on applaudit quelqu’un qui ose.
Elle a chanté juste, à ce que j’ai entendu. Elle avait servi moins juste, 38 % de premières balles, et elle a gagné quand même. On pardonne beaucoup à quelqu’un qui finit sur un ace.
La petite Andreeva, elle, a dix-neuf ans et sera troisième mondiale lundi. J’espère qu’on lui a laissé une place au premier rang pour écouter. C’est ce qu’on fait pour celle qui vient de perdre.
Elles sont attendues toutes les deux à Wuhan, où le tournoi commence lundi.
Il faudrait que quelqu’un dise aux organisateurs de prévoir un piano.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.


