Alors, c’est très simple. La Rafa Nadal Academy, à Manacor, compte environ 500 personnes autour d’elle. Un seul Belge. Tanguy Van Mechelen, Anversois, 49 ans. Pas moi. Je l’ai lu dans la DH, au salon, à Uccle, et j’ai vérifié deux fois mon GSM. Aucun appel manqué de Majorque.
Je ne dis pas qu’il ne mérite pas sa place, hein. Son parcours est propre. Une semaine en famille en 2019, dans un camp d’entraînement. Engagé en 2022 pour l’admission des étudiants athlètes. Le département qualité en 2024. Et depuis l’été 2025, responsable du développement commercial et international des programmes tennis. Il a commencé client, il a fini dans les bureaux. Moi, à Kitzbühel, en 92, j’ai fait le chemin inverse, mais le principe est le même.
Le site, c’est 44 courts de tennis. Et 16 de padel, que je ne commenterai pas. Environ 160 jeunes de 11 à 18 ans vivent à l’internat, selon lui. Vingt-quatre terminent leur parcours cette année. Et environ dix joueurs et joueuses formés là-bas sont dans le top 100, dont Alexandra Eala, 18e à la WTA. Dix sur cent, c’est nonante pour cent de marge de progression, et je suis gentil.
Il explique d’où vient la méthode : « Tout ce qui a été créé là, c’est en partant de l’expérience d’entraînement de Toni Nadal combinée à l’expérience du circuit de Rafa. » Je l’avais dit dès janvier qu’il fallait un consultant extérieur pour compléter ce duo. Enfin, je l’ai dit au bar du Léopold, devant témoins.
Question bête, mais si on cherchait un Belge, Jean-Pol aurait dû postuler, non ?
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise : c’est l’académie qui aurait dû postuler chez moi. Elle a des centres en Grèce, au Mexique, en République dominicaine, à Hong Kong, en Indonésie, au Brésil, à Marbella, une académie au Koweït. Pas à Uccle.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.



