Alors, c’est très simple. Robinson Le Meur, 23 ans, classé -4/6 en France, dit préférer parfois renoncer à des tournois plutôt que de prendre l’avion. Il l’a expliqué à Ecolosport, dans un entretien publié le 7 octobre. Je l’ai lu deux fois, dans mon fauteuil d’Uccle, ou de Waterloo, peu importe, et j’ai eu une sensation étrange : celle d’être enfin cité. Pas nommé, d’accord. Mais cité dans l’esprit.
Parce que moi, en 92, je ne suis pas allé à Kitzbühel en avion. J’y suis allé en voiture. Enfin, la voiture de mon beau-frère. C’était déjà un engagement. Je ne le disais pas, à l’époque on ne disait pas ces choses-là, mais l’intention y était. Nonante pour cent d’intention, et je suis gentil.
Le garçon dit ceci : « Je suis prêt à sacrifier un peu de ma performance sportive au profit de ma performance écologique et d’un message plus grand. […] Grappiller quelques places au classement mondial ne va pas changer ma vie. » C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas. Mon classement, lui non plus, n’a pas changé ma vie. Il n’a d’ailleurs changé aucune archive, ce qui prouve bien que je ne courais pas après.
Il trouve aussi que la Fédération française met des choses en place, comme la Fresque écologique du tennis, mais que c’est « un peu léger ». La Fresque, lancée en 2021, a sensibilisé 37 523 personnes selon le rapport d’engagement de la FFT publié en février 2026. Je l’avais dit dès janvier : il en manquait une. Je ne dis pas laquelle.
Jean-Pol, ta voiture de 92, c’était pour éviter les frais de bagage de ta raquette en bois.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. J’ai renoncé à Kitzbühel l’année suivante aussi. Pour la planète. Et parce que personne ne m’avait inscrit, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



