Rafael Nadal a rejoué au tennis samedi, à Manacor, deux ans après sa retraite. C’était pour les dix ans de son académie, sur le court central, avec notamment Andy Murray, Carlos Moya, Richard Gasquet, Dominic Thiem, Marat Safin, David Ferrer et Fabio Fognini. On m’a dit : « C’est une exhibition. » J’ai noté le mot dans mon carnet, dans le train de 7 h 32.
Question bête, mais une exhibition, c’est un match ? J’ai cherché. La source parle d’un retour « à la compétition ». Nadal, lui, a dit : « Je n’ai vraiment aucune ambition sportive, si ce n’est de passer un bon moment et d’essayer de ne pas nous faire mal, car certains d’entre nous ne sont pas tout à fait préparés (rires)… » Donc c’est une compétition où personne ne compétitionne. Je comprends de mieux en mieux.
Il a dit aussi : « Pour nous tous aujourd’hui, la compétition est le cadet de nos soucis ; c’est une fête pour l’Académie, pour ses utilisateurs, pour les gens qui la font vivre au jour le jour. » J’aime bien. Mais alors, à une fête, est-ce qu’on compte quand même les points ? Et si quelqu’un gagne sans le vouloir, il doit s’excuser ?
Personne ne veut gagner, et puis tout le monde finit par vouloir gagner. C’est ça, une exhibition.
J’ai vérifié, et en fait personne ne sait vraiment. Il a joué quatre fois 45 minutes en deux ans, puis cinq ou six fois ces derniers jours. Pour une fête, ça fait beaucoup de répétitions. Il dit partager le court avec des rivaux qui ont aussi été de bons coéquipiers. Des rivaux coéquipiers, à une fête qui est une compétition. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




