Alors, c’est très simple. Mikhail Kukushkin a joué son dernier match mercredi à Almaty, il a perdu 6-1, 6-2 contre Tsitsipas, et il part avec 1-0 contre Jannik Sinner. Je l’avais dit dès 2019. Le jour où il a battu Sinner, j’ai dit à mon équipe d’interclubs au Léopold : ce garçon-là, il doit arrêter tout de suite, il ne fera jamais mieux. Il a attendu sept ans. On ne m’écoute pas.
Remarquez, il a bien fait d’attendre. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. Il fallait attendre que Sinner devienne Sinner, sinon le 1-0 ne valait rien. Nonante pour cent de la valeur d’une victoire vient de ce que l’adversaire devient après, et je suis gentil.
Lui-même l’a dit : « Je suis heureux de mener encore 1-0 dans nos confrontations directes ! C’est une belle statistique pour moi. » Et dans La Gazzetta dello Sport, il raconte que Sinner « était très jeune, mais il jouait déjà extrêmement bien ». C’est exactement ce que je répète depuis des années sur mon adversaire de Kitzbühel, en 92. Futur top 10. Ou top 20, selon les classements. Je mène toujours, en tout cas, puisqu’on ne s’est jamais rejoués.
Le bilan de Tennis TV est correct : n°39 mondial, Saint-Pétersbourg en 2010, deux huitièmes en Grand Chelem. Pas mal. Mais il manque le plus important, et c’est le 1-0.
Le 6-1, 6-2 contre Tsitsipas ? Prévu aussi. Un dernier match, on le perd, c’est la tradition, ça permet de partir sans regret. Je l’ai annoncé mardi. Enfin, mardi j’avais dit qu’il gagnait, mais l’esprit y était.
Question bête, mais si on ne rejoue jamais un adversaire, on mène à vie ? J’ai vérifié, et en fait personne n’a l’air contre.
Tsitsipas lui a demandé un souvenir après le match, selon Tennis TV. Moi, à Kitzbühel, on ne m’a rien demandé. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



