Kyrian Jacquet, 25 ans, a battu l’Argentin Tomas Martin Etcheverry, 30e mondial, en quarts de finale de l’ATP 250 de Hangzhou, en Chine. Il intégrera le top 100 mondial pour la première fois à l’issue du tournoi et jouera le Hongrois Fabian Marozsan, 59e mondial, pour une place en demi-finale.
Le Français revenait de loin, de près plutôt : deux balles de match contre Alexander Blockx, alors 38e mondial, à Estoril, et une défaite 6-4 au troisième set contre Cameron Norrie, en quarts de finale l’an passé à Metz. « Je n’étais pas loin, mais il me manquait quelque chose, de l’engagement sur les moments importants, de plus oser », a-t-il dit, selon des propos relayés par L’Equipe.
Jean-Pol n’a pas attendu la fin de la dépêche.
Alors, c’est très simple. Estoril, deux balles de match, je l’ai dit tout de suite : ce garçon-là va entrer dans le top 100. Enfin, j’ai dit qu’il allait perdre, mais dans l’esprit c’était la même chose. Oser, c’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas. Moi, à Kitzbühel, en 92, j’ai osé. Contre un futur top 10. Je mène, j’ose, et le contexte a changé. Nonante pour cent des joueurs attendent, et je suis gentil. Lui, il a arrêté d’attendre. Je l’avais dit dès janvier, hein.
Interrogé sur la date exacte de ce pronostic, Jean-Pol a précisé qu’il ne disait pas le contraire, il précisait. La phrase du joueur, elle, est datée : « Aujourd’hui (vendredi), je me suis dit : ‘C’est le moment, tu ne vas pas attendre toute ta vie, il faut que ça soit à toi d’aller le chercher.’ »
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




