On m’explique que la France n’avait pas fait mieux qu’un quart de finale depuis la refonte de la Coupe Davis en 2019. Et que ce quart, en 2025, elle l’avait atteint en jouant contre la Belgique. Donc son meilleur souvenir récent, c’est d’avoir croisé un pays ami, et de s’arrêter là. Question bête, mais c’est ça, la hiérarchie du tennis par équipes ? Sept éditions, une seule fois jusqu’en quart, et on en parle comme d’un sommet.
J’ai vérifié, et en fait personne ne sait exactement à quoi sert ce classement ITF des nations. Il y a des rangs, il y a des chiffres, la France est dixième. Mais je ne sais pas quelle heure passe, si on gagne quelque chose en étant neuvième, ou si on peut descendre et remonter sans jouer. J’ai demandé autour de moi : trois personnes, trois réponses différentes. J’ai creusé. Rien.
Le plus étrange, c’est qu’un capitaine peut avoir été douzième joueur mondial, comme Paul-Henri Mathieu, et se faire sortir par un classement que personne ne sait lire. On m’a dit que c’était la tradition, d’accord, mais encore ?
Depuis la refonte de 2019, la France n’a rien fait de mieux que ce fameux quart. Et en 2024, elle n’avait même pas réussi à se qualifier pour le Final 8 de Malaga, un échec qui pesait déjà sur le bilan de Paul-Henri Mathieu. Aujourd’hui, RMC annonce qu’il pourrait être le premier fusible de cette contre-performance. Je note : on ne licencie pas un classement, on licencie un capitaine.
Deux noms pour la suite : Richard Gasquet et Lucas Pouille. Pouille, demi-finaliste de l’Open d’Australie 2019, n’a jamais officialisé sa retraite, et il entraîne déjà Arthur Rinderknech depuis 2025. Un entraîneur, un joueur pas retraité, un capitaine possible. Je note tout ça sur mon carnet, et je me demande si, au tennis par équipes, « savoir lire un classement » figure dans la fiche de poste. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.


