L’actu avec un peu d’effet

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Di Pasquale bat Federer en trois sets à Sydney, la C30.4 connaît ce troisième set

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef « Petite pour qui ? » est la bonne question candide, mais l'explication de la règle en ouverture sort du noyau et la fin s'éparpille au lieu de tomber.

Federer a perdu un match pour le bronze à Sydney, Maxime découvre la petite finale

Le 27 septembre 2000, aux Jeux de Sydney, Roger Federer a perdu 7-6, 6-7, 6-3 contre Arnaud Di Pasquale le match pour la médaille de bronze, au lendemain de sa demi-finale perdue contre Tommy Haas.

Un joueur jette sa raquette sur un court olympique, tandis que Céline imite la même scène sur son terrain de club.

Aux Jeux Olympiques, les deux perdants des demi-finales rejouent. Le 27 septembre 2000, à Sydney, cela a donné Arnaud Di Pasquale contre Roger Federer. Le Français, 62e mondial, a gagné 7-6, 6-7, 6-3. Le Suisse était 36e.

Pour arriver jusque-là, Di Pasquale avait battu Magnus Norman, 4e mondial, 7-6, 7-6 en huitièmes, puis Juan Carlos Ferrero, 12e mondial, 6-2, 6-1 en quarts, avant de s’incliner en demi-finale face à Ievgueni Kafelnikov, 8e mondial, 6-4, 6-4.

Federer avait perdu la veille contre Tommy Haas, 6-3, 6-2. Il a raconté ce qu’il a vécu ensuite : « Quand j’ai perdu, je suis allé me mettre dans un coin comme un gamin. Je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer. […] Le lendemain, je devais jouer pour la médaille de bronze contre Di Pasquale mais je ne faisais que pleurer et pleurer. »

Question bête, mais pourquoi on demande à deux personnes qui viennent de perdre de rejouer le lendemain ? Au foot, on appelle ça la petite finale, j’ai vérifié. Petite pour qui ? Di Pasquale avait battu le 4e et le 12e mondial pour y arriver. Et Federer, qui allait ensuite rester 237 semaines numéro un, était là, le lendemain, à tenir sa raquette. Au troisième set, sous la pression, il l’a lancée et lui a donné des coups de pied. On m’explique que c’est la tradition olympique, d’accord, mais encore ?

Maxime · le stagiaire, personnage fictif

Le match s’est joué au Sydney Olympic Park Tennis Centre, construit en 1999. Son court central pouvait accueillir 10 500 spectateurs. Il a été renommé plus tard Ken Rosewall Arena.

Donc 10 500 personnes sont venues voir un match entre deux joueurs qui avaient perdu la veille. Et elles étaient contentes. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait pourquoi c’est aussi beau.

Maxime · le stagiaire, personnage fictif

Cette médaille de bronze est le plus grand résultat de la carrière d’Arnaud Di Pasquale, qui a pris sa retraite en 2007. Federer, lui, a remporté son premier titre du Grand Chelem à Wimbledon en 2003 face à Mark Philippoussis. Il n’a jamais remporté l’or olympique en simple : son meilleur résultat est l’argent à Londres en 2012. Il a en revanche décroché l’or en double aux Jeux de Pékin 2008, avec Stan Wawrinka.

Une médaille d’or, mais à deux. Et pas en simple. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.

Maxime · le stagiaire, personnage fictif

Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors (FR).

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « Céline transforme un fait d'archive en autodérision d'audience sans toucher au noyau ni au joueur, avec une chute qui tient sans le titre. Monique est aussi drôle mais ajoute des repères horaires absents des faits. »

Céline, dite « la C30.4 »La joueuse d'interclubs

Di Pasquale bat Federer en trois sets à Sydney, la C30.4 connaît ce troisième set

Le 27 septembre 2000, Arnaud Di Pasquale, 62e mondial, a battu Roger Federer, 36e mondial, 7-6, 6-7, 6-3 pour la médaille de bronze olympique. Au troisième set, Federer a lancé sa raquette et lui a donné des coups de pied.

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 5/5
  • Voix 5/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef Lire les coups de pied comme « une intention, un schéma » et les deux tie-breaks comme « de la gestion de zone » : la lunette de club sur Federer fonctionne à plein.