Djokovic a gagné Pékin. 34 victoires, zéro défaite dans ce tournoi. Zverev et Medvedev sur la route. Et en conférence de presse, il dit que le tennis exige « un engagement et un dévouement à 100 % envers ce sport, non seulement en matière d’entraînement, mais aussi dans tous les aspects de la vie ».
Tous les aspects. J’ai sorti ma farde.
Entraînement : le mardi soir, quand le terrain 4 est libre, c’est-à-dire jamais. Alimentation : le cornet de frites après les interclubs, pour la récupération, c’est dans mes schémas. Sommeil : correct, sauf la veille d’un match à dix heures. Donc je ne suis pas à 100 %. Je suis à 100 % moins deux entraînements, hein.
Et lui, il le dit lui-même : « Si vous perdez au premier tour parce qu’un jour vous n’avez pas bien dormi, que vous avez une intoxication alimentaire, peu importe la raison, vous perdez, vous êtes éliminé. » Voilà. Enfin quelqu’un au sommet qui comprend le dimanche matin. On ne vient pas me voir avec des excuses, je m’en charge moi-même. Mon cordage, par exemple, entre dans « peu importe la raison ».
Il dit aussi qu’on ne peut pas s’asseoir sur le banc et attendre un remplaçant. Exact. J’ai mon essuie sur le banc, mon GSM qui vibre, personne derrière. Il n’y a qu’à Turin, aux Finales, qu’on joue en poules, d’après lui. Le seul tournoi de l’année. Je note que je joue en poules, moi aussi. Je ne dis pas que c’est le même niveau. Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte.
Je ne critique pas. Je compare. Mon mari, à table, finissait toujours son assiette, et on ne l’a jamais invité à Turin non plus.
34-0. Moi, à Pékin, je n’ai jamais perdu non plus. Je n’y suis jamais allée, mais le bilan est là.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.


