Bublik a battu Nakashima 6-7(7), 6-3, 7-6(5) dimanche à Shanghai. Premier huitième de sa carrière là-bas, il jouera Zverev pour une place en quarts. Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est la fin du premier set.
Deux balles de set gaspillées, tie-break perdu. Je connais. Le dimanche à dix heures, sur le terrain 4, je connais très bien. Lui fracasse sa raquette, donne un gros coup de pied dans son banc, puis plante son poing dans le frigo à côté de lui. Selon HLN, le couvercle en plastique a éclaté.
Techniquement, je lis ça comme une gestion des émotions par zones. Zone un, le matériel. Zone deux, le mobilier. Zone trois, l’électroménager. Après, il n’y avait plus de zone, donc il a rejoué. C’est un schéma.
Moi je n’ai pas de frigo sur mon banc. J’ai mon essuie, ma farde de stats et un GSM qui vibre pendant les échanges. Si je tape la farde, je perds mes pourcentages de premières balles de la saison. Ça coûte plus cher qu’un couvercle.
Et je reste persuadée que ces deux balles de set, c’est le cordage. Il a fracassé la raquette en premier, pas le frigo : il savait. Le frigo, c’était de la frustration. La raquette, c’était un diagnostic. Moi aussi, quand je perds un tie-break, c’est d’abord au cordage que je m’adresse. Pas à chaque fois à voix haute, mais je m’adresse à lui.
Un frigo, ça garde les choses au frais. Le monsieur l’a pris au mot.
Après, il y a une différence entre Bublik et moi, je l’admets : lui s’est repris et a gagné le troisième set au tie-break. À deux entraînements près, hein. Moi ma saison commence vraiment en mai.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.



