Alors, c’est très simple. Arthur Fils, dixième mondial, tête d’affiche de l’European Open cette semaine, a accordé un entretien en comité restreint au Palais 12. Comité restreint. Sans moi, donc. On ne m’appelle jamais, j’ai l’habitude, mais là on parlait de Belges célèbres, hein.
On lui a demandé s’il voulait faire des films d’action après sa carrière. Il a répondu, à propos de Jean-Claude Van Damme : « Si un jour, je peux avoir un dixième de son talent, je le prends. » Un dixième. Moi, à Kitzbühel, en 92, j’avais facilement un dixième d’un futur top 10. Le contexte était différent, il y avait du vent, mais l’esprit y était.
Je l’avais dit dès janvier : ce garçon finirait par regarder vers la Belgique. Il dit d’ailleurs avoir perdu contre Blockx en U14, dans un tournoi jeunes chez nous, et en finale de l’European Open il y a trois ans. Deux défaites en Belgique, et il nous fait une déclaration d’amour. C’est exactement ce que je répète depuis des années : on forme les gens, on ne nous remercie pas.
Il est toujours en course pour Turin, première fois de sa vie, et il dit que sa saison sera réussie dans tous les cas. Il ne sent pas la pression d’être le prochain Français titré en Grand Chelem après Yannick Noah en 1983. Très bien. Mais. Il ajoute : « Je n’ai peur de personne sur un court. » Personne, il ne m’a jamais affronté.
Question bête, mais un dixième de talent, ça se mesure comment ? En grands écarts ?
Il appelle aussi David Goffin un « immense champion » et une « légende ». Ça, je le valide à nonante pour cent, et je suis gentil. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit sur Goffin. Je précise. Mon numéro est dans l’annuaire de l’AFT, ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




