Carlos Alcaraz a dit jeudi que les joueurs n’ont pas du tout d’épreuves par équipes pendant l’année, et que ce genre de semaines l’aide beaucoup à retrouver sa joie sur le court. Patrick Mouratoglou a repris l’argument auprès de Tennis Majors pour le défendre : sa plainte sur le calendrier trop lourd, a-t-il dit, « n’est pas physique, c’est mental ».
Selon le coach, Alcaraz sature quand il joue trop, perd le plaisir, la créativité, et son niveau baisse beaucoup. La Laver Cup, sans points ATP, servirait de remède. « Il a besoin d’aimer le tennis quand les grands arrivent », a ajouté Mouratoglou, qui pense que d’autres joueurs vivent la même chose, avec des effets possibles sur les résultats et des blessures.
La semaine a commencé par deux balles de match sauvées contre Taylor Fritz. Elle s’est terminée sans qu’Alcaraz doive jouer son simple du dimanche, l’Équipe Europe ayant gagné 13-5.
Le tennis par équipe comme remède à la saturation, je valide, techniquement. Chaque dimanche à dix heures, je le vis. Tu arrives lassée, tu as perdu ton intention de jeu en semaine, et là tu as une capitaine, un banc, une partenaire qui compte les points à voix haute. Tu te sens portée. Et le simple du dimanche qu’on n’a pas besoin de jouer parce que l’équipe a déjà gagné, je connais aussi. Enfin, je connais le principe. Chez nous, c’est plutôt le double décisif qu’on joue à midi et demi, sous la bulle, avec un cordage qui a déjà fait l’hiver. Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte. Ma farde de stats le confirme : ma meilleure joie, c’est après le match, à la buvette, devant un cornet.
Céline a proposé la formule à sa capitaine pour la saison prochaine. La capitaine a demandé si ça rapportait des points.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors.


