Carlos Alcaraz a encore parlé du calendrier. Interrogé sur le forfait de Jannik Sinner pour le reste de la saison, il a dit : « Les choses prennent une mauvaise direction. » Et il demande qu’on tienne compte des joueurs. Je me suis sentie visée. Dans le bon sens.
Parce que le calendrier trop chargé, je le vis. Interclubs le dimanche à dix heures, entraînement le mardi soir, et la bulle qu’on loue à l’heure dès novembre. Et un cornet de frites à la buvette après, pour la récupération. Ça, c’est dans le planning aussi, et personne ne le compte.
Alcaraz dit qu’on pousse les joueurs « à disputer énormément de tournois et de matchs ». Moi, cette année, j’ai fait le tournoi de mon club et j’ai été inscrite à un deuxième. Le deuxième, il drachait, on l’a joué en indoor, j’ai perdu. Le calendrier, clairement. Et le cordage, un peu.
Je note qu’il est septuple lauréat en Grand Chelem et régulièrement très critique envers le calendrier. Moi je suis C30.4 et régulièrement très critique envers le terrain 4. Ce sont deux combats différents, mais c’est la même énergie. À deux entraînements près, hein.
Il a aussi souhaité bonne chance à Jannik pour les prochains mois, « afin qu’il soit en forme pour la saison prochaine ». C’est exactement ce que je dis à ma partenaire de double en septembre. Ma saison à moi commence vraiment en mai, de toute façon.
Le calendrier, au Léopold, je l’avais dénoncé en 92. En division 1. Enfin, en 2.
Ce qui me manque, c’est le micro. Je vais proposer une collaboration au comité du club. Ils m’ont répondu de réserver le terrain 4 comme tout le monde : le mardi soir, c’est-à-dire jamais.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



