Toni Nadal ne parle pas d’une révolution, il parle de quelques centimètres. « Si nous le faisons, le tennis deviendra, à mon avis, plus facile pour les amateurs et plus difficile pour les professionnels », a-t-il dit à Euronews. Sa raison : il faudrait de nouveau construire l’échange pour marquer le point.
Ce n’est pas sa première sortie sur les règles. Il réclame depuis des années un tennis professionnel moins axé sur la puissance, il a déjà demandé à plusieurs reprises de baisser le filet, et il juge qu’un joueur peut aujourd’hui réaliser un coup gagnant depuis n’importe quel endroit du court, ce qui n’était pas le cas auparavant.
À la rédaction, l’information a été reçue comme une victoire personnelle. Par une seule personne.
Alors, c’est très simple : je l’avais dit dès janvier. Pas les raquettes, le filet, mais c’est le même dossier. Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, le point se construisait, hein. Dans nonante pour cent des cas il fallait monter au filet, et je suis gentil.
La semaine dernière, à la buvette du Léopold, il expliquait pourtant que le matériel n’avait jamais rien changé au tennis et que tout se jouait entre les oreilles. On le lui a rappelé. Toni Nadal, oncle de Rafael Nadal, s’exprimait auprès d’Euronews ; ses propos ont été relayés dimanche à 13 h 13 par We Love Tennis.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. Le matériel ne change rien quand on a un vrai revers à une main. Il change tout quand on ne l’a pas. Toni Nadal, lui, on l’interroge. Moi on ne m’appelle pas, et c’est exactement ce que je répète depuis des années, ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




