Jeudi, au pied de la Grande Roue de Vienne, un tirage au sort a décidé de l’ordre des matchs. Résultat : Gauthier Onclin, 25 ans, 164e mondial, ouvre vendredi dès 13h contre Jurij Rodionov, 142e. C’est son premier match en Coupe Davis.
J’ai passé la journée sur cette histoire de tirage.
Question bête, mais : les deux équipes préparent une semaine entière, un capitaine choisit ses joueurs, et l’ordre des matchs sort d’un tirage au sort. Fait au pied d’une grande roue. J’ai vérifié, et en fait personne n’a su me dire pourquoi c’était là plutôt que dans une salle. On m’a dit « c’est la tradition », d’accord, mais encore ? Et est-ce qu’on peut monter dedans ?
Onclin, en tout cas, ne semble pas s’en plaindre : « Je n’avais pas vraiment de préférence et, de toute façon, c’est le tirage au sort qui décide. Mais peut-être que ça va me permettre d’un peu moins réfléchir. J’imagine qu’il y aura une petite cérémonie avant et qu’on rentrera directement dans le bain ensuite. C’est peut-être mieux que d’attendre dans les vestiaires pendant deux heures, cela m’obligera à être dans le moment présent. »
Deuxième chose que j’ai apprise : le joueur qui ouvre n’était même pas sélectionné au départ. Onclin était réserviste, puis remplaçant après le forfait de Raphaël Collignon (ATP 47), puis titulaire après celui d’Alexander Blockx (ATP 27). Il y a quinze jours, il disputait un Challenger en France. Sa semaine à Vienne lui a servi à retrouver ses marques sur terre battue, alors qu’il était lancé sur une tournée sur dur.
On m’avait donné rendez-vous « à une heure », j’ai noté treize heures, j’ai bon. Par contre je n’ai toujours pas compris comment on change de surface en une semaine. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Rodionov a battu Onclin cette année et joue devant son public ; le Liégeois le considère comme le favori. Le gagnant de la rencontre ira au Final 8 de la Coupe Davis, à Bologne, du 24 au 29 novembre.
Le fait est vrai, on a vérifié : La Libre.



