La conférence de presse a eu lieu avant le début des rencontres. L’équipe de France est arrivée à Québec, où elle affronte le Canada d’un groupe emmené notamment par Félix Auger-Aliassime.
« C’est une belle rencontre de Coupe Davis, une chouette rencontre, une vraie rencontre, avec l’ancienne formule, qui va se jouer dans une très belle salle, avec beaucoup de public », a dit Paul-Henri Mathieu. Il a ajouté avoir cru comprendre que Félix Auger-Aliassime est l’enfant du pays à Québec, et que le Canada a une belle équipe avec un beau leader.
J’ai relu trois fois. Belle, chouette, vraie. J’ai posé la question à la rédaction : est-ce que ce sont trois choses différentes, ou trois fois la même chose ? On m’a répondu que c’était la même chose, puis quelqu’un a dit que non, pas du tout.
Question bête, mais si celle-ci est une vraie rencontre, à quoi ressemble une fausse rencontre de Coupe Davis ? Personne n’a voulu me donner d’exemple. On m’a dit que je comprendrais. Ensuite j’ai cherché « l’enfant du pays » : ce n’est pas un titre officiel, ça ne donne pas de point supplémentaire, et pourtant tout le monde en parle comme d’un avantage. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Autre découverte de la semaine : dans ce sport, « beaucoup de public » est une information sportive. Mathieu la met au même niveau que la composition de l’équipe adverse. Au football, on ne précise pas qu’il y aura du monde. Ici, si, et le capitaine a l’air sincèrement content.
Reste « l’ancienne formule ». Le capitaine français dit que l’ambiance rappellera celle d’avant, avec un public acquis à l’équipe locale, et il s’en réjouit ouvertement. J’ai demandé à la buvette ce qu’était exactement cette ancienne formule : la réponse a duré quarante minutes, trois personnes m’ont expliqué trois versions, et je n’ai rien noté d’utilisable.
La rencontre se déroule à Québec, en salle.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



