Adriano Panatta a été interrogé par le Corriere della Sera sur le rythme du circuit. Pour lui, les tournois de deux semaines obligent les meilleurs à rester au top de plus en plus longtemps, et le tennis de puissance fait le reste. Il cite une hausse de 110 % des blessures par rapport au début des années 2000.
Sa conclusion porte sur les deux jeunes champions : « Ils ont compris que le tennis ne changera pas et que la seule solution est de changer leur façon de jouer », a-t-il dit à propos de Sinner et Alcaraz, qui annoncent déjà leur intention de prendre des pauses.
Céline, notre C30.4, a lu l’article en entier. Puis elle a sorti sa farde, celle où elle note ses propres temps de récupération.
Sinner et Alcaraz découvrent la gestion de saison. Moi, je gère ma charge depuis des années, les gens ne se rendent pas compte. Mes pauses, je les place dans la zone entre le premier et le deuxième set, essuie sur la tête, trois gorgées, schéma respiratoire. Mon adversaire appelle ça « traîner ». C’est de la planification. Et le coup de la raquette qui accélère, je connais : j’ai changé de tamis en mars, j’ai frappé plus fort, et j’ai perdu plus vite. Le cordage, évidemment. Changer sa façon de jouer, j’y pense chaque dimanche à dix heures. Puis le match commence. Ma saison commence vraiment en mai, de toute façon. D’ici là, je fais comme eux : je m’accorde les pauses nécessaires. Le terrain 4, lui, n’en prend jamais, son néon non plus.
La farde contient désormais une page intitulée « méthode Sinner-Alcaraz ». Elle est vide, à part la date et un dessin de raquette au bic.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




