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  • Sabler votre façade : est-ce vraiment une bonne idée ?

    Il existe plusieurs façons de nettoyer votre façade. Le sablage est l’un d’entre elles. Comme toute méthode, le sablage présente des avantages et des inconvénients. Voici ce que vous devez savoir…

    Une méthode de nettoyage agressive

    Le sablage d’une façade est une approche assez agressive. Le sablage est donc recommandé pour les saletés tenaces. L’eau est mélangée à un type de sable spécifique, après quoi vous utilisez une sableuse pour polir vos murs. Mieux vaut laisser des spécialistes s’en occuper… Le frottement du sable sur la façade va décoller la saleté. Cette méthode, qui existe depuis des années, permet de déloger les saletés les plus tenaces.

    Si vous souhaitez une méthode un peu moins agressive, l’aérogommage, voire l’hydrogommage sont des alternatives. Le nettoyage à l’eau est également une option plus douce.

    Avantages

    Choisir le sablage, c’est opter pour une approche décisive. Si la saleté est tenace, le sablage est la meilleure option. Il permet même de s’attaquer aux graffitis et aux taches de suie. Cette méthode est efficace et pas trop coûteuse. Pour un budget assez limité, vous pouvez faire sabler votre façade et elle retrouvera son aspect neuf, avec sa couleur originale.

    Inconvénients

    Le sablage d’une façade implique plusieurs choses. Vous devez protéger correctement vos châssis, ce qui prend un certain temps. En outre, il y a toujours un risque de dommages. Les joints peuvent se détacher, les pierres ou les briques peuvent se fissurer… Nous vous déconseillons également de sabler vous-même. Si vous voulez être sûr du résultat, faites appel à un professionnel. Ces personnes disposent du matériel adéquat et de l’expérience nécessaire pour mener à bien leur mission. Sachez enfin que cette méthode n’est pas adaptée aux pierres poreuses.

    Si votre façade est très sale, le sablage est une solution à envisager. Cette méthode étant assez bruyante, mieux vaut avertir vos voisins !

  • Cuisine : les 6 meilleurs matériaux pour votre plan de travail

    La liste des différents matériaux à même de constituer un plan de travail pour la cuisine est vaste. Et s’il n’est pas toujours aisé de trouver celui qui allie à la fois esthétique et résistance, en voici cinq qui devrait pouvoir aiguillier votre choix !

    marble countertop
    Sidekix Media

    Stratifié

    Le plan de travail en stratifié est une des solutions les plus souvent retenues lors de la commande d’une nouvelle cuisine, grâce à son très bon rapport qualité-prix. Abordable, il est surtout résistant à la chaleur (en tout cas jusqu’à 180°) ainsi qu’aux chocs. Généralement revêtu d’une couche protectrice hydrofuge, le stratifié est aussi non poreux. Il ne nécessite donc pas d’entretien spécifique. Bien souvent, un simple coup d’éponge suffit pour se débarrasser des taches et autres résidus alimentaires. Pour ce qui est de l’esthétique, le stratifié peut adopter de multiples couleurs et apparences, allant jusqu’à imiter le bois, le métal et la pierre.

    Granit

    Autre star dans le petit monde de la cuisine : le plan de travail en granit. Cher, voire très cher, il est un investissement particulièrement rentable, le granit, grâce à sa solidité, étant à même de vivre plusieurs dizaines d’années et du coup de survivre à bon nombre de cuisines. Très costaud, il ne craint ni la chaleur, ni les chocs, ni les rayures. En outre, son entretien est particulièrement aisé : une éponge et de l’eau savonneuse suffisent ! Au rayon des finitions, le granit peut adopter différentes textures allant de l’uni au moucheté en passant par le veiné. La surface peut quant à elle être polie ou satinée.

    Quartz

    Lui aussi relativement cher, le quartz est composé à plus de 90 % de quartz minéral, mélangé à une résine acrylique. Comparé à du marbre par exemple, il présente une meilleure résistance à la chaleur (jusqu’à près de 200°) ainsi qu’aux chocs. Non poreux, il n’absorbe pas les liquides, qu’il s’agisse d’eau, de vin ou encore de café. Les taches se nettoient donc facilement avec un peu d’eau et de savon. Par contre, les très fortes chaleurs peuvent provoquer des fissures ce qui, à la longue, peut déformer le plan de travail. Mieux vaut donc tenir à l’écart les casseroles brûlantes et autres plats qui sortent du four.

    Verre

    Nouveau venu dans les cuisines : le verre, qui est plébiscité dans bon nombre de projets design pour son élégance et sa brillance. Non poreux, le verre est très hygiénique et totalement insensible aux taches. Et lorsqu’il est laqué à l’aide d’une couche colorée sous la surface, il offre un très large choix de tons, ce qui facilite son intégration dans les décors les plus originaux. Attention néanmoins : le verre ne supporte pas les températures élevées ainsi que les chocs thermiques. Généralement, sa résistance à la chaleur plafonne à 120° maximum. Il se raye aussi relativement facilement. Pour ce qui est de l’entretien, ici aussi rien de plus simple : de l’eau et un peu de savon ou, à défaut, un nettoyant pour vitrocéramique ou pour les vitres.

    Inox

    Enfin, si vous êtes du genre à passer votre vie aux fourneaux, vous pouvez également opter pour l’inox. Résistant à tous les liquides ainsi qu’aux chaleurs les plus extrêmes, ce n’est pas pour rien que les professionnels l’ont adopté dans leur environnement de travail. Très hygiénique, l’inox a cependant un défaut majeur : il exige un entretien au quotidien car il est particulièrement sensible au calcaire ainsi qu’aux rayures. Les inox d’entrée de gamme ont également tendance à perdre de leur brillance au fil du temps. Les éponges désincrustantes sont donc à proscrire pour le nettoyage de celui-ci !

    Marbre

    Le marbre a de nombreux fans en raison de ses motifs originaux. Le matériau présente un aspect rugueux, mais si vous le combinez avec des meubles colorés, vous pouvez donner un coup de jeune à une cuisine ordinaire et l’élever à un niveau supérieur. Le must pour un aspect très chic ? Le combiner avec de l’or et du noir !

  • Tableau électrique : quand faut-il le remplacer ?

    Le tableau électrique est souvent négligé, mais il est indispensable à votre quotidien. En effet, toute l’électricité de la maison est distribuée par cette boîte. Un fusible saute-t-il régulièrement ou le coffret est-il ancien ? Dans ce cas, il faut peut-être songer à le remplacer.

    Un coffret à fusibles ou un tableau électrique, se compose de plusieurs interrupteurs reliés aux divers circuits électriques de la maison. Normalement, les appareils les plus énergivores ne sont pas regroupés ensemble (chauffage, séchoir, plaques de cuisson…). Cela permet d’éviter de surcharger certains circuits.

    Tous les électriciens vous le diront : accrochez toujours un plan dans ou près de votre tableau, indiquant que tel circuit est commandé par tel interrupteur. Vous saurez ainsi quel fusible déconnecter si vous voulez changer un luminaire dans une pièce, par exemple… Outre les différents groupes, il y a toujours un « interrupteur général » qui vous permet de désactiver tous les groupes en même temps. Un disjoncteur différentiel de fuite à la terre constitue une protection supplémentaire. Si un appareil électrique ne fonctionne plus correctement, le disjoncteur différentiel se déclenche automatiquement.

    Quand remplacer votre coffret à fusibles ?

    Si, par exemple, vous agrandissez votre maison et que par conséquence, le nombre de circuits augmente, vous devrez peut-être remplacer votre coffret à fusibles ou en installer un nouveau à côté. Le remplacement peut également être nécessaire si votre coffret est très ancien. En cas de disfonctionnement, ne tergiversez pas : remplacez !

    N’oubliez pas que votre électricité doit également toujours être conforme. Il est peut par ailleurs être judicieux de faire contrôler régulièrement votre installation électrique, notamment après avoir effectué des travaux.

    Son remplacement ? Une affaire de professionnels…

    Si vous voulez faire remplacer votre coffret à fusibles ou installer des groupes supplémentaires, vous avez intérêt à faire appel à un électricien professionnel. Dans certains cas, le remplacement complet du coffret est moins cher que l’ajout de groupes à une installation existante.

    Sachez que si vous faites un bricolage et qu’un problème en découle, la compagnie d’assurance peut vous tenir pour responsable en cas d’incendie et de ce fait, ne pas intervenir.

  • Risquez-vous une amende si votre électricité n’est pas conforme ?

    Lors de la vente d’une maison ou d’un appartement, le vendeur a besoin d’une inspection pour contrôler la conformité de l’installation électrique de votre maison. Mais que se passe-t-il si l’inspection est négative ? La maison peut-elle encore être vendue ? Quelles sont les obligations de l’acheteur ?

    Si l’installation électrique d’une maison ancienne est inspectée, elle sera dans la plupart des cas… négative. Les raisons peuvent varier. Le travail de remise en conformité peut être limité ou plutôt important.

    Quand une inspection est-elle nécessaire ?

    Si vous souhaitez vendre une maison dont l’installation électrique a été mise en service avant le 1er octobre 1981, vous êtes en principe tenu de faire effectuer une inspection de l’installation électrique. Vous devez le faire faire par un organisme de contrôle reconnu. L’inspection n’est pas requise pour une maison déclarée inhabitable.

    Vous pouvez vendre

    Le fait que l’inspection se termine négativement ne signifie pas que vous ne pouvez plus vendre la propriété. Vous pouvez parfaitement convenir avec l’acheteur qu’il doit entreprendre les travaux nécessaires.

    Le nouveau propriétaire dispose alors de 12 à 18 mois pour remettre la maison en conformité et s’assurer que l’installation est en ordre. Il doit ensuite faire retester l’installation. Cela peut être fait par le même organisme de contrôle ou par un autre.

    Le nouveau propriétaire ne le fait pas

    Si l’acheteur n’exécute pas les travaux et ne fait pas retester l’installation, il risque une amende. Le notaire qui signe l’acte de vente transmet également le nom et l’adresse de l’acheteur à l’organisme de contrôle qui a effectué le premier contrôle.

     

    Jan Roodhooft, avocat (www.ra-advocaten.be)

  • Réalisez de parfaits raccords de peinture !

    Vous pensiez qu’installer un ruban de masquage serait suffisant pour réaliser un beau raccord de peinture entre les murs et le plafond ? Pour être certain d’atteindre un résultat parfait, il y a un petit truc en plus à ne pas oublier !

    Les raccords entre un plafond et des murs sont rarement parfaits et bien rectilignes. Il est quasiment impossible (sauf à faire preuve d’une très grande maîtrise du pinceau…) de tracer un raccord irréprochable lors des travaux de mise en peinture.

    Bavures

    Mais, contrairement à ce que l’on pense généralement, poser simplement un ruban de masquage n’empêche pas toujours la peinture de déborder. Sur certaines zones irrégulières, la peinture peut laisser d’inesthétiques bavures au moment de retirer le ruban de masque. En outre, le plafonnage au niveau du raccord dans l’angle n’est pas toujours net, ce qui ne permet pas d’atteindre une finition irréprochable.

    Mastic à peindre

    La solution est d’utiliser un mastic à peindre. Généralement, c’est l’Elastofill que les professionnels utilisent le plus souvent. Concrètement, il faut d’abord peindre le plafond en dépassant légèrement de quelques centimètres sur le haut du mur. Ensuite, collez du ruban de masquage sur le plafond de manière rectiligne à quelques millimètres le long du raccord avec le mur. Dans l’angle avec le mur, réalisez un joint d’Elastoffil et lissez-le délicatement avec un doigt trempé dans de l’eau savoneuse (comme pour poser un joint de silicone traditionnel). Le joint va alors légèrement déborder sur le ruban de masquage.

    Sans attendre !

    Sans attendre que le mastic ne sèche, peignez alors le dessus du mur avec un pinceau. Dès que l’ensemble du raccord avec le plafond est réalisé, retirez le ruban de masquage délicatement, tant que le joint reste souple, avant de continuer à peindre le reste du mur au rouleau. Pour un résultat optimal, n’oubliez pas d’utiliser un ruban de masquage spécialement dédié à ces travaux de peinture (il est moins adhérent et se retire plus facilement).

    Double effet !

    Grâce à cette technique, vous réaliserez des raccords parfaits et bien rectilignes entre les murs et le plafond. La ligne droite créée par le ruban de masquage servira de trompe l’œil pour donner l’impression que le raccord est irréprochable. D’autant plus que le mastic servira de barrière étanche empêchant les bavures sur la peinture du plafond. En outre, le joint de mastic réalisé dans l’angle du mur en gommera les imperfections (angle pas net, bavure dans le plafonnage, etc.).

  • Comment mettre fin à une location pour un usage personnel ?

    En cas de location d’une maison ou d’un appartement dans lequel le locataire a sa résidence principale, le propriétaire peut mettre fin au loyer pour son « usage personnel ». Quand exactement cela est-il possible et comment le propriétaire doit-il procéder ?  Les mêmes règles s’appliquent-elles en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie ?

    Businessman ripping a contract down to the centre

    Le propriétaire peut donner un préavis pour usage personnel, s’il veut occuper lui-même le bien locatif ou si son conjoint souhaite emménager dans la propriété. En Wallonie et en Flandre (mais pas à Bruxelles), le bail peut également être résilié pour le cohabitant légal ou ses enfants. Une résiliation pour usage personnel est également possible si les (petits) enfants, les enfants adoptés ou les (grands) parents du propriétaire vont vivre dans le bien, ainsi que si d’autres parents jusqu’au troisième degré veulent emménager dans le bien.

    A contrario, le propriétaire ne peut pas résilier le bail pour son propre usage s’il veut y établir le siège d’une société, même s’il en est l’unique actionnaire.

    Quand le propriétaire peut-il donner un préavis ?

    Le propriétaire peut résilier le bail à tout moment pour s’installer lui-même dans le bien.  Ce faisant, si le bail a été conclu pour 9 ans, il doit respecter un préavis de 6 mois. Cette règle est d’application dans les trois régions. Si le propriétaire souhaite qu’une autre personne que lui (par exemple un enfant) occupe le bien ; en Flandre, le délai de préavis ne peut expirer avant la fin de la première période de 3 ans à compter de l’entrée en vigueur du bail.

    À Bruxelles et en Wallonie (et pour les baux conclus en Flandre avant le 1er janvier 2019), un avis peut être donné à tout moment pour l’occupation du bien, que ce soit par le propriétaire lui-même ou par son conjoint, voire par sa famille jusqu’au deuxième degré de ceux-ci. Une résiliation pour usage personnel par des parents au troisième degré (par exemple, tantes et oncles) n’est possible qu’après 3 ans.

    S’il s’agit d’un bail de courte durée (maximum 3 ans), le propriétaire d’un bien locatif situé en région flamande ne peut pas résilier le bail pendant sa durée afin d’occuper lui-même le bien. En Wallonie et à Bruxelles, le propriétaire peut résilier le bail afin d’occuper lui-même le bien. Toutefois, il ne peut le faire qu’après la première année du bail et doit donner un préavis de 3 mois et verser au locataire une indemnité égale à un mois de loyer.

    Vous pouvez déroger aux règles ci-dessus dans le contrat de location. Toutefois, cela ne peut se faire qu’au bénéfice du locataire. Cela signifie donc que le contrat de bail peut limiter, voire exclure, la possibilité de résiliation sur cette base.

    Conditions de forme

    Si le propriétaire veut mettre fin à la location pour cette raison, il doit indiquer dans la lettre de préavis l’identité du (nouveau) locataire et le lien de parenté qu’il a avec lui. Le locataire peut demander au propriétaire de prouver le lien de parenté. Dans ce dernier cas, le propriétaire doit fournir cette preuve dans les deux mois. A défaut, le locataire peut demander l’annulation de la résiliation. Cette réclamation doit être faite au plus tard deux mois avant l’expiration du délai de préavis.

    Deux ans d’occupation

    Après une résiliation pour usage propre, la personne qui occupe le bien, doit… occuper effectivement et continuellement le bien pendant au moins deux ans. Dans le cas contraire, le locataire a droit à une indemnité correspondant à 18 mois de loyer. Pour avoir droit à cette indemnité, le locataire n’a d’ailleurs pas à prouver un quelconque dommage. Il existe une exception à cette règle si le propriétaire peut prouver des circonstances extraordinaires telles qu’un décès ou une maladie grave.

  • Voici pourquoi les taques à induction nécessitent une hotte spécifique

    Puissante et assurant une montée en température plus rapide que les taques au gaz ou vitrocéramique, l’induction a tendance à générer plus de vapeur et donc de condensation lorsqu’on cuisine.

    La cuisson à l’aide de plaques à induction a tendance à produire beaucoup de vapeur qui va aller se condenser sur les carreaux, la crédence et les éléments de mobilier placés en hauteur. Un phénomène propre à cette technologie qui se démocratise dans nos cuisines et qui se produit parce que la chaleur est émise directement sur le fond de la casserole avant d’être transmise aux aliments qu’elle contient. Ce phénomène crée un écart thermique, à savoir une différence de température importante, entre la partie chaude de la cuisson et l’air plus froid qui se situe entre la casserole et la hotte aspirante. De quoi générer une vapeur qualifiée de “lourde” qui éprouve des difficultés à monter et qui se condense plus facilement dans le milieu environnant.

    La solution ? Une hotte spécifique !

    Les plaques de cuisson à induction nécessitent donc une hotte aspirante à même d’éliminer efficacement cet effet de condensation dû à l’écart thermique et à la montée rapide en température. Non contentes d’aspirer l’air, ces hottes dédiées à l’induction en projettent aussi afin de ne pas laisser la vapeur se condenser tout en l’encourageant à remonter dans le conduit d’extraction.

    Les critères à observer avant de choisir

    Comme pour toutes les hottes, il est important d’opter pour un appareil qui couvre toute la zone de cuisson voire quelques centimètres au-delà de celle-ci. Il faut aussi veiller à choisir une hotte qui dispose d’une capacité d’aspiration appropriée à la grandeur de la plaque de cuisson. Sur ce point, n’hésitez pas à consulter un cuisiniste ou un technicien spécialisé en la matière.

    Une fois la hotte en place, utilisez-la toujours pendant mais aussi quelques minutes après la cuisson. En outre, placez aussi souvent que possible un couvercle sur les casseroles afin de limiter la propagation de la vapeur. Enfin, prenez l’habitude d’essuyer la condensation qui se forme sur les murs et les meubles avec un chiffon absorbant lorsque vous avez terminé de cuisiner. Les meubles et placards en bois ou en aggloméré peuvent en effet finir par gondoler à force d’être en contact avec l’humidité.

  • En hiver, ouvrez vos fenêtres pour mieux chauffer ! Quand faut-il aérer ?

    Avec le prix de l’énergie qui atteint des sommets, nous sommes tous inquiets au sujet de notre consommation en hiver. Comment réduire la note ? Peut-on toujours aérer les pièces ? Comment éviter une trop grande déperdition de chaleur?

    fresh air
    Anna Dudkova

    Pourquoi donc ouvrir les fenêtres et laisser le froid pénétrer la maison que l’on a si durement réussi à chauffer ? Tout simplement pour des raisons sanitaires et… économiques !

    1. La raison sanitaire

    L’air est souvent plus pollué à l’intérieur qu’à extérieur, notamment à la campagne en hiver. Pourquoi ? Tout simplement à cause des bougies, des cuissons, des moisissures, voire des chauffages au bois ou au charbon. Pour renouveler l’air intérieur, rien de tel qu’ouvrir les fenêtres. En général, une dizaine de minutes, deux fois par jour, suffisent pour renouveler l’air.

    2. La raison économique

    Les douches, la cuisine et le linge qui sèche entrainent forcément un air assez humide. Et c’est là tout le problème : plus une pièce est humide, plus elle est difficile à chauffer. Aérer permet de diminuer le taux d’humidité dans l’air.

    L’aération ne durant qu’une dizaine de minutes, vos murs n’ont pas le temps de refroidir. Ouvrez donc grand vos fenêtres, deux fois par jour pendant 10 minutes et vous aurez un air sain et facile à chauffer. Aussi curieux que cela puisse paraître, aérer permet donc de diminuer votre note de chauffage.

    Quand aérer ?

    En hiver, la qualité de l’air est souvent médiocre, notamment aux heures de pointe. Privilégiez donc le matin, entre 8 h et 10 h et le soir après 22 heures. Entre ces deux périodes, l’air extérieur est souvent très pollué.

  • Conduite d’eau gelée : pouvez-vous demander à votre assurance d’intervenir ?

    Les températures glaciales de ces dernières semaines ont entraîné le gel de certaines conduites d’eau, provoquant des dégâts dès le début du dégel. Si vous en avez fait les frais, pouvez-vous les faire payer par votre assurance incendie ?

    Jonathan Delange

    Couverture des dégâts des eaux ?

    En principe, les dégâts des eaux sont couverts par votre police d’assurance incendie. Pensez, par exemple, au cas où il y a une fuite au niveau de votre toit et que des dommages se produisent à l’intérieur. Si une conduite d’eau éclate dans votre maison, vous êtes en principe assuré pour les dommages qui en résultent.

    Des tuyaux gelés ?

    Une condition pour prétendre à l’intervention de votre assureur est que vous ayez pris les précautions nécessaires pour éviter que les tuyaux ne gèlent. En d’autres termes, vous devez avoir pris des mesures suffisantes contre le gel, en tant que bon père de famille. Les mesures préventives se trouvent parfois dans les conditions de la police d’assurance. Il suffit de penser au chauffage adéquat ou à des conduites isolées.  En pratique, votre assureur tentera parfois d’invoquer ce soi-disant manque de précaution pour refuser la couverture.

    Déposer un rapport

    Si vous avez un problème de tuyaux gelés et que vous subissez des dommages, il est préférable de signaler le sinistre à votre assureur incendie. S’il refuse de vous couvrir, essayez de trouver une solution via votre courtier ou le service des plaintes. Si cela ne vous avance à rien, vous pouvez contacter l’Ombudsman des assurances. Si nécessaire, vous pouvez également consulter un avocat.

     

    Jan ROODHOOFT, avocat (www.advocatenroodhooft.be)

  • Pompe à chaleur : le bruit peut-il être considéré comme une « nuisance » pour le voisinage ?

    Vous chauffez votre maison avec une pompe à chaleur et votre voisin prétend qu’elle fait trop de bruit. Peut-il dès lors la considérer comme une nuisance et vous obliger à prendre des mesures pour réduire le bruit ?

    Heat Pump

    Ce n’est pas parce que votre pompe à chaleur fait du bruit que votre voisin peut exiger que vous preniez des mesures. Il s’agit d’une nuisance « normale » que votre voisin doit accepter.

    Si la nuisance causée par votre pompe dépasse les limites de la normale, votre voisin peut effectivement dire qu’il y a une nuisance excessive pour le voisinage. En cas de litige sur le caractère excessif ou non de la nuisance, c’est le tribunal qui aura le dernier mot.  Ce faisant, le tribunal peut éventuellement désigner un expert ou se rendre lui-même sur place.

    Et s’il y a des nuisances de voisinage ?

    Si les nuisances sont jugées excessives, votre voisin peut éventuellement vous demander une indemnisation.  Votre voisin peut aussi vous demander de prendre des mesures pour réduire la nuisance, comme le déplacement de votre pompe à chaleur.

    Recherchez une solution

    Avant d’en arriver là et si vous comprenez la réaction de votre voisin, vérifiez si vous pouvez trouver une solution pouvant réduire la nuisance à un niveau acceptable. Vous pouvez demander à votre installateur l’éventail des solutions possibles.